À quelques jours de la Can, le sélectionneur national en a le ras-le-bol et « veut qu’on le respecte ». « En tant que conseiller, affirme Fogiel Thadée, je vous dis que ce qui se passe avec Kasperczak n’est pas sérieux. Les gens n’ont pas l’intention de respecter son contrat. Pour le président de la Fsf, il n’y a jamais eu de problèmes et pour le ministre aussi aucun problème, les choses vont s’arranger dans les 24 heures et au finish rien. C’est toujours la langue de bois ». Et le conseiller juridique du coach des Lions de révéler : « Le Sénégal doit à Kasperczak des arriérés de salaire de 60 mille Euro (l’équivalent de 39 millions francs). Depuis qu’il a été engagé, il manque à chaque fin du mois 3 000 euros sur son salaire (1 950 000 Fcfa) ».
« Les autorités sénégalaises ont 48 heures pour régler le problème sinon advienne que pourra », dixit Fogiel Thadée. Ce dernier souligne avoir « envoyé le 19 décembre 2007 une lettre recommandée de mise en demeure adressée au ministre et au président de la fédération sénégalaise de football qui a été averti auparavant de la situation lorsqu’il est venu à Paris pour les deux derniers matches amicaux de l’équipe nationale. Mais jusqu’à présent les choses n’ont pas bougé ». Bon à savoir : le sélectionneur « ne va pas faire du chantage, mais il faut que les parties se respectent mutuellement ». Ce qui n’est pas le cas à ses yeux de Fogiel Thadée.
Qui avoue que « Le contrat de Kasperczak n’est pas respecté. Le président de la fédération Mbaye Ndoye a dit que c’est le premier objectif, pour le deuxième : Kasperczak sait ce qui lui reste à faire, c’est-à-dire la finale. Et les autres objectifs qui sont dans le contrat ? Ils doivent payer le salaire de l’entraîneur dans une certaine période et payer le salaire net, conformément à la clause du contrat signé ». « Un objectif, selon le collaborateur de Kasperczak, assigné à la fédération sénégalaise de football et au ministère des sports. C’est bien de demander à l’entraîneur de jouer la finale, mais il faut lui donner tous les atouts.
Alors que pour se déplacer, voir les joueurs, Kasperczak paie de sa propre poche. Quand le nouveau ministre, Issa Mbaye Samb, a été nommé, il a pris des engagements aussi bien publics que privés, mais toujours rien ». Joint au téléphone le directeur de cabinet du ministre des sports s’inscrit en faux : « On ne doit pas d’argent à Kasperczak. J’ai eu au téléphone son conseiller juridique et je le lui ai clairement dit ». « Les manquements sont dus aux impôts qui sont prélevés sur son salaire conformément à une convention entre la France et le Sénégal », affirme une personne qui était impliquée à l’époque dans les négociations avec l’entraîneur.
Source : Lobservateur
