Il répondait à une question sur un lien éventuel entre immigration et le débat sur l’identité nationale lancé en France. « La France reste le premier pays européen en matière d’asile, le deuxième au monde après les Etats-Unis », a dit le ministre français qui s’exprimait à l’Institut culturel français Léopold Sédar Senghor. Selon lui, « La France accueille sur son sol 200.000 étrangers au titre du long séjour chaque année. Elle accorde la nationalité à 110.000 personnes par an et 30% des mariages (en France) sont des mariages mixtes », c’est-à-dire entre Français et étranger. « Etre Français, ce n’est pas une race, ce n’est pas une couleur de peau, ce n’est pas une religion », avait auparavant dit M. Besson dans un discours. « L’identité nationale française est un concept évolutif. C’est être héritier d’un certain nombre de valeurs, d’un patrimoine, d’une histoire. Ce sont des valeurs d’actualité : liberté, égalité, fraternité, laïcité », a-t-il précisé. La politique française ne vise pas à édifier « une forteresse ou une barrière à (l’) entrée » en France, pays qui a toujours été une terre d’immigration, de passage, de brassage et de d’intégration", s’est-il défendu. Il a rendu hommage au premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, « un grand visionnaire », et aux tirailleurs sénégalais qui « ont fait tous les sacrifices, jusqu’au sacrifice suprême » chaque fois que la France a été menacée, notamment lors des deux guerres mondiales. « Il nous faut être à présent juste et reconnaissant pour les sacrifices consentis et la +décristallisation+ des pensions (des tirailleurs sénégalais pour les aligner sur celles de leurs homologues français) désormais acquise va dans ce sens », a dit M. Besson.
