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Abdou Diouf : « Nous devons miser sur une meilleure formation des auxiliaires de justice »

vendredi 15 février 2008

Le Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (Oif), notre compatriote Abdou Diouf, a demandé une plus grande formation des magistrats et des auxiliaires de justice, au cours d’une conférence de presse sanctionnant la fin des travaux de la quatrième conférence des ministres de la Justice des Etats francophones.


C’est jeudi, en début de soirée, à l’hôtel Westin, Place Vendôme, qu’a pris fin la 4e Conférence des ministres de la Justice des pays ayant le français en partage. Après la Déclaration dite de Paris engageant les délégations à œuvrer pour une justice indépendante et de qualité, le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, notre compatriote Abdou Diouf, et le ministre français, Rachida Dati, ont fait face à la presse pour tirer les premiers enseignements.

Selon le patron de l’Oif, cette réunion de Paris après celle du Caire, il y a douze ans, a tenu toutes ses promesses dans le cadre du renforcement de l’Etat de droit, du respect des droits de l’Homme, de la création et de l’affirmation du droit attractif pour le développement de nos pays. Se prononçant sur l’application des mesures adoptées par la conférence, l’ancien chef d’Etat sénégalais a indiqué que l’Oif a sa propre programmation et que la Déclaration de Paris s’y reflète.

Il a ajouté que les décisions seront évaluées dans la programmation du budget des actions à mener, notamment avec d’autres organisations internationales comme l’Union européenne, la Banque mondiale et d’autres institutions. L’expertise francophone, a tenu à préciser Abdou Diouf, est très attendue, notamment au niveau des réseaux des Cours de Cassation, des Cours des Comptes, des Conseils constitutionnels, des organisations d’avocats et de l’Agence universitaire de la Francophonie (Auf) où on retrouve d’éminents spécialistes dans tous les domaines. Aussi, s’est-il félicité des progrès considérables dans le domaine des droits de l’Homme.

A propos du manque d’infrastructures en Afrique surtout, le président Abdou Diouf a reconnu qu’avec les plans d’ajustement structurel, notre continent a connu un important retard, plus particulièrement dans les domaines de l’éducation, de la santé et surtout de la justice. « Nous devons miser sur une plus grande formation des magistrats, mais plus particulièrement des auxiliaires de Justice que sont les greffiers, secrétaires des Greffes, c’est-à-dire toute la chaîne », a dit le Secrétaire général de l’Oif. Il a poursuivi en estimant que les technologies de l’information doivent être utilisées au maximum dans le domaine de l’archivage, comme l’a recommandé la Déclaration de Paris.

Pour sa part, le ministre français, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, représentant le gouvernement du pays hôte, Mme Rachida Dati, a annoncé que la France va revoir toutes les conventions judiciaires. Clôturant les travaux, Mme Dati a souligné que ces deux jours ont parfaitement résumé l’idéal de la Francophonie : une communauté d’esprit dans le respect des diversités culturelles.

Selon elle, cette Déclaration qui émane de 55 Etats, plus d’un tiers des Etats de la planète, est un signal politique fort envoyé à plus de 200 millions de Francophones. Elle a encouragé les Etats membres de l’Oif à mobiliser les réseaux nationaux de formation et à mettre en place des coopérations internationales et régionales. « Nous veillerons également à ce que ces engagements soient mis en œuvre et fassent l’objet d’une programmation rigoureuse au sein de l’Oif », a promis la ministre française.

Source:Lesoeil

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