L’ancien président de l’Assemblée nationale va-t-il subir le même sort que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck ? Tout porte à le croire. Macky Sall par ailleurs leader de l’Apr, a reçu hier en début de soirée la visite d’une escouade de policiers en civil qui, semble-t-il, étaient venus le cueillir à domicile. La nouvelle de l’arrestation imminente de l’ancien président de l’Assemblée nationale a, en effet, ameuté tous les militants et sympathisants de l’Apr/Yaakaar qui ont pris d’assaut le domicile de Macky Sall. Une forte mobilisation qui est à la hauteur de l’impressionnant dispositif de sécurité tout autour du domicile de l’ancien Premier ministre. Les limiers qui ont guetté la sortie de Macky Sall pendant plusieurs tours d’horloge, ont fini par décamper tard dans la nuit.
Mais ce n’est que partie remise, puisque de source sûre, la police a reçu l’ordre d’arrêter l’ancien président de l’Assemblée nationale accusé d’être impliqué dans un blanchiment. En effet, les services du ministère de l’Intérieur, disent avoir recueilli ‘des informations faisant état de l’existence d’un réseau de blanchiment d’argent sale impliquant les sieurs Macky Sall, ancien président de l’Assemblée nationale, et Abdoulaye Sall, de nationalité sénégalaise résidant au Gabon’.
Les services du ministère de l’Intérieur qui ont aussitôt ouvert hier une enquête, affirment avoir intercepté ‘des correspondances avec un chef d’Etat africain tendant à avaliser l’idée que les fonds incriminés proviendraient de ce dernier’. Et pour les services du ministère de l’Intérieur, ‘il s’agit bel et bien d’une opération illicite’.
Cette histoire a démarré dans la nuit du dimanche 25 janvier quand Abdoulaye Sall a débarqué à l’aéroport international Léopold Sédar Senghor. Il sera fouillé, avant d’être autorisé à partir. Et ce lundi, alors qu’il partait déposer ses enfants à l’école, il a été de nouveau interpellé par la police qui lui reproche la détention d’un permis de conduire gabonais. Abdoulaye Sall, par ailleurs responsable de l’Apr au Gabon, sera conduit au commissariat central, avant d’être déféré au parquet qui, à son tour, l’a confié à la police. Son domicile sis à Yoff a fait hier l’objet d’une perquisition qui, à en croire ses avocats, n’a rien donné comme résultats.
Quant à Macky Sall, des sources dignes de foi indiquent que tout a été planifié pour le mettre en prison avant les élections locales. Et s’il a passé la nuit hier à son domicile, il n’est pas évident qu’il en soit ainsi ce mardi.
Source : Walf
