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Affaire Asi, vente d’actions Sonatel : Les solutions de Moustapha Niasse

mercredi 6 mai 2009

Devant l’urgence de sauver cet outil de coopération qu’est Air Sénégal international, Moustapha Niasse invite le Sénégal et le Maroc à débloquer, chacun, 15 milliards pour sauver la compagnie. Pour ce qui est des actions Sonatel, l’ancien Premier ministre a, également, une solution.


Pour sauver Air Sénégal international, Moustapha Niasse invite les deux Etats partenaires (Maroc et Sénégal) à agir dans l’urgence en mettant la main à la poche. ‘Puisqu’il s’agit d’un endettement de 30 milliards de francs Cfa, ce dossier doit être gelé, faire l’objet d’un examen et d’un contrôle mené en commun’, a déclaré l’ancien Premier ministre qui a fait cette déclaration hier au siège de son parti. Mais, en attendant que ce contrôle soit mené à son terme, le leader de l’Afp estime que ‘chacun des deux Etats, au nom des liens particuliers qui les unissent, pourrait , dans l’urgence, débloquer un financement de 15 milliards de francs Cfa, soit 30 milliards au total, et éponger immédiatement les dettes de la compagnie pour faire redémarrer celle-ci sur de nouvelles bases’.

Aussi déplore-t-il le bras de fer qui oppose dans cette affaire l’Etat du Sénégal à une compagnie : Royal Air Maroc. Pour l’ancien Premier ministre, il devrait y avoir une entité autre que l’Etat sénégalais. Ce dernier ne doit avoir pour interlocuteur, en la circonstance, que l’Etat marocain. Une compagnie aérienne ne peut, sans que soient violées les règles de bonne gestion et les principes juridiques en vigueur, négocier directement, avec un Etat, ‘sur un contentieux de cette nature et de cette importance’, selon Moustapha Niasse. Ce dernier est d’avis que ce sont les deux Etats qui doivent entreprendre les diligences nécessaires.

Et se situer au niveau ‘le plus élevé que porte l’esprit de la coopération, de l’amitié et des intérêts mutuels de deux gouvernements, de deux pays souverains, amis depuis très longtemps, pour rechercher, ensemble, les solutions les plus convenables dans le but d’assurer la remise à niveau et le salut d’Air Sénégal international’. Le progressiste en chef rappelle que c’est lui qui avait été voir, à Tanger, en tant que Premier ministre du Sénégal, sa majesté le roi Mohamed VI, le 22 juillet 2000, à propos d’Air Sénégal international.

‘Le dossier d’Air Sénégal international était ficelé par le président Abdou Diouf, il ne manquait que le versement de la part du Sénégal dans le capital de la société, Le Maroc ayant en ce moment-là versé sa part du capital. Je suis parti avec le dossier des droits de trafic aérien d’Air Afrique qui revenait à Air Sénégal. Et ce droit qui a été versé est l’équivalent du montant global en termes de valeur marchande’, se souvient-il encore. Ce droit, informe M. Niasse représentait la participation du Sénégal en tant que pays au capital d’Air Sénégal international.

Il en est de même indique le secrétaire général de l’Afp, parlant de la Sonatel où, dit-t-il ‘l’Etat sénégalais, veut vendre ou nantir, pour un montant de 200 milliards de francs Cfa, 9,87 % des actions de cette société au profit de France Télecom, pour la vente de ces actions’. Or ‘il existe dans l’espace de la coopération financière internationale des mécanismes appropriés, pour tout Etat, en vue de trouver des ressources additionnelles ne figurant pas au budget annuel, dans des cas d’extrême urgence. Et ces mécanismes sont ouverts, à tout moment, s’il existe, au niveau de cet Etat, suffisamment de crédibilité dans ses relations avec les bailleurs de fonds ou avec les institutions spécialisées’ a fait savoir M. Niasse.

Yakhya MASSALY Source : Walf

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