A l’annonce du verdict, les deux jeunes hommes, connus sous les prénoms de Cédric et Béchir, sont apparus visiblement sonnés. Le plus jeune des deux prévenus, qui fêtera ses 16 ans en novembre, s’est demandé à haute voix : « Pourquoi moi ? »
La mère de l’un des adolescents, qui s’est évanouie, a été prise en charge par les pompiers. Lors de son réquisitoire, Anne Lezer, vice-procureure de la République, avait qualifié l’incendie du bus d’« opération criminelle ». Elle n’a fait « aucune différence » entre les deux jeunes prévenus, car il existait « trop de zones d’ombre » à ses yeux.
« SI NOS ENFANTS PARLENT, ILS RISQUENT LEUR VIE »
Mama Galledou, la jeune femme grièvement brûlée dans l’incendie, a témoigné jeudi soir, demandant des explications à ses agresseurs présumés. « Cela s’est très mal passé car elle n’a obtenu aucune réponse à ses interrogations. Elle a posé des questions précises et cela n’a déclenché aucune réponse », s’est plaint son avocat, Me Alain Molla. Lors de sa sortie du tribunal pour enfants, la mère de l’un des prévenus a refusé d’accepter cette explication. « Si nos enfants parlent, ils risquent leur vie. Si on dit la vérité, on meurt dans les quartiers nord », a-t-elle déclaré devant des journalistes.
Les six autres prévenus comparaîtront du 3 au 7 décembre devant la cour d’assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. Ils encourent une peine de trente ans de prison.
