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Affrontements entre l’armée et le Mfdc : Deux soldats tués dans des circonstances mystérieuses

mardi 16 février 2010

La journée a été particulièrement violente hier avec des affrontements entre l’armée et des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance. Deux soldats ont été tués, deux autres blessés dans cette confrontation. Un bilan qui pourrait être plus lourd du côté irrédentiste.


C’est en milieu d’après-midi, ce lundi, que les populations ziguinchoroises ont appris cet événement. Car, pendant des heures, le ‘Rallye guerrier’, l’avion de reconnaissance de l’armée a survolé la ville. Une opération aérienne accompagnée de tirs à l’arme lourde entendus à Ziguinchor. Dans cette confrontation qui a tout l’air d’une opération militaire dans le secteur de Baraf, à quatre kilomètres de la capitale du sud, deux soldats ont été tués dans des circonstances pour le moment inconnues. Deux autres ont été légèrement blessés. Ces dernières victimes ont quitté l’hôpital régional de Ziguinchor après avoir reçu des soins.

Cependant, le bilan peut être beaucoup plus lourd du côté des rebelles du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (Mfdc) qui semblaient subir l’offensive de l’armée.

L’intensité des combats en tout cas a provoqué une véritable panique dans des zones comme Kénia et Diabir, deux quartiers périphériques de Ziguinchor, proches du théâtre des opérations. Ce qui a contraint certains habitants à déserter ces lieux très exposés. Jusqu’à dix-neuf heures hier, les populations fuyaient encore la zone. L’université de Ziguinchor n’a pas été épargnée par cette vague de départs. Seuls les agents préposés à la sécurité sont encore sur les lieux après la panique qui a fait quitter étudiants, professeurs et personnel. Dans le même périmètre, les orphelins de l’agence des musulmans d’Afrique et ceux du village d’enfants Sos vivent la peur au ventre dans ces centres pas très loin du théâtre des opérations.

Le calme est certes revenu vers 19 heures dans les environs, mais, les populations redoutent une nouvelle journée de violences aujourd’hui. De toute façon, l’armée a quadrillé la zone pour éviter d’éventuelles infiltrations nocturnes de rebelles dans les quartiers périphériques de la ville.

Mamadou Papo MANE _walf

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