Car, justifiait-il : « Si je suis arrivé au sommet, je dois être aguerri en bagarre. Mieux, aucun adversaire n’a réussi juste-là à me toucher par un coup fatal. Je n’ai pas besoin de venir aux États-Unis pour apprendre la boxe. Je le faisais au Sénégal et je continue à m’améliorer en boxe en Amérique. Je suis bon en boxe, je ne fais que travailler la finition. C’est-à-dire ? Voir à quel point ou endroit, je vais atteindre mon adversaire pour que : dès que je le frappe, le combat ne dure pas. Car je veux le battre en quelques secondes ». Une manière également de faire savoir qu’il a des arguments pour apporter la riposte à son vis-à-vis si ce dernier opte pour la bagarre. De la musculation pour avoir du doolé mbame
Le fils de Double Less qui a osé défier Yakhya Diop Yékini en déclarant qu’il n’est pas son roi, a intérêt à le prouver. Et pour ce faire, il estime qu’il faut une certaine puissance pour faire bouger l’enfant de Bassoul. « Je travaille ma puissance physique, car je veux avoir une grande force. Mon coach n’aime pas que j’informe les gens sur mon poids du moment. Mais sachez tout simplement que je veux avoir un minimum de 200 kg et un maximum de 250 kg contre Yékini », indiquait-il, même si le Directeur technique national, Abdou Badji soutient qu’aucun lutteur au Sénégal ne peut avoir ce poids-là. Mieux, peste-t-il : « Puisqu’il (Yékini) avait déclaré que je n’ai pas de force, je viendrai avec la force qu’il faut. À partir de là, il saura si c’est bien ma forcé ou c’est du doolé mbame (ndlr : puissance d’âne) ». Balla Gaye 2 / Yékini est ficelé par le promoteur Luc Nicolai et programmé pour la date du 22 avril 2012. Yékini est le roi des arènes qui n’a pas encore connu la moindre défaite dans sa carrière de lutte avec frappe. Il tend la perche à Balla Gaye 2 qui a enregistré deux cuisantes défaites face à Issa Pouye et Eumeu Sène. Mais qui a l’ambition de le détrôner.
