Tous les moyens sont bons pour s’opposer au projet du président Wade et Cheikh Bamba Dièye, leader du fsdbj en a fait la démonstration ce mardi à l’Assemblée nationale. C’est grâce à un acte spectaculaire qu’il a cherché à monter toute son opposition au fameux ticket président-vice président d’Abdoulaye Wade. Il s’est ainsi enchaîné cet après midi du mardi aux grilles de l’Assemblée nationale pour dire non à ce projet de loi. « Je ne reculerai devant rien et compte continuer la lutte », a-t-il soutenu après son acte. Ce dernier, il l’assimile à « un acte citoyen et symbolique ».
Mais, aussi « un acte responsable et mûrement réfléchi ». « Laisser passer ce projet de loi, c’est donner à Wade des pouvoirs que même un monarque n’a pas dans son royaume », a-t-il argumenté. Ceci l’aurait poussé, en partie, à se révolter. Il juge aussi que cette loi est « antidémocratique ».
Il a, en effet, soutenu qu’on est « en train d’enterrer la démocratie ». Et en tant que « républicain je ne peux assister à cela et que Wade taille ou diminue la Constitution à sa guise », a-t-il estimé.
Par ailleurs, le maire de Saint-Louis dit ne pas pouvoir attendre jeudi, jour du vote pour intervenir. Ce serait trop tard, selon lui. « Si j’attends jeudi, c’est pour constater que la loi est passée à l’assemblée nationale. Et cela je ne le laisser faire », a-t-il poursuivi.
Encore que, de son avis, seule l’action peut venir à bout des dirigeants.« Pendant quatre ans je suis resté civilisé dans mes protestations. Mais j’ai vu que cela ne passait pas avec les dirigeants. Le temps n’est plus à l’imaginaire mais à l’action », a-t-il conclu. Binta Guèye
