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Controverse autour de la paternité du centre Aldo Gentina : La JA « authentique » enfonce « Souris »

samedi 15 novembre 2008

L’Histoire de la « Vieille Dame », c’est le cours magistral qu’a animé le Professeur Issa Lô, hier au collège Sacré Cœur. Le président de la Jeanne d’Arc « authentique » s’est penché sur les paternités du centre Aldo Gentina et du terrain de la Vdn, avant de faire des projections futuristes.

La polémique enfle. L’origine du Centre Aldo Gentina s’invite encore en Première. Cette fois-ci, c’est le collège Sacré Cœur qui est la scène. Après Savana où le président du Cnf, Diagna Ndiaye, accusait El Hadji Malick Sy « Souris » de détournement d’objectif du centre Aldo Gentina, qui serait la propriété la Jeanne d’Arc, les témoins se succèdent à la barre. Hier, l’affaire a connu un autre rebondissement. L’autre fils de la « Vieille Dame », la Jeanne d’Arc « Authentique », a enfoncé « Souris », après que le camp de Momar Ndiaye a tenté de le blanchir. Les « Authentiques » ont débusqué les archives. Les preuves (Voir par ailleurs) accablent l’ex-président de la Fédération sénégalaise de football.

Pour attester de la paternité de « Aldo Gentina », la barre a entendu l’autre frère de sang. Le professeur Issa Lô. Le président de la JA « Authentique » dévoile les secrets de famille. Jusque intra-muros. « Le centre Aldo Gentina est une propriété exclusive de la Jeanne d’Arc », rapporte l’« Authentique Ja-men ». Par devoir et par mémoire, il s’adjuge le manteau du digne héritier de la « Vieille Dame ». « Demain, l’histoire nous jugera, nous ne voulons pas polémiquer, mais les faits sont têtus, libre à chacun de commenter. »

La précision est de taille. Et le professeur de remonter la machine du temps. Il invoque un pan de l’histoire de la « Vieille Dame ». En fouillant, les archives, une vieille affaire judicaire resurgit. L’histoire bégaie. Comme en 1993, le centre Aldo Gentina est au cœur d’une affaire interne du club des « bleu-blanc ». A l’époque, c’était « Souris » contre la JA. Récit : Le 24 décembre 1993, Me Birame Samba Sy, avocat de la JA, présidé par Assane Masson Diop, introduit une requête auprès du procureur Charles Faye, afin d’interdire la cérémonie d’inauguration du centre Aldo Gentina par « Souris ». L’acte posé : « Usurpation de titre, détournement de fonction et voie de fait de nature à perturber l’ordre public. »

EN 93, LE MASLA SAUVE « SOURIS »

Mais la requête n’aboutit pas. Le poids de la famille a pris le dessus sur l’action judiciaire. La Jeanne d’Arc décide de laver le linge sale en famille. Et « Souris » partit avec le centre de formation. « Le masla sénégalais a été peut-être le drame de la Ja. » Mais rebelote, le destin s’acharne encore une fois sur « Souris » et Aldo Gentina. Le contrat négocié par El Hadji Malick Sy, au nom de la Jeanne d’Arc, en sa qualité de président du club « bleu-blanc », a été signé le 24 février 1992. Puis survient l’Ag d’octobre 1993 où « Souris » a été battu par le Président Assane Masson Diop. Conséquence : « Souris », pourtant vice-président, claque la porte et s’en emporte le centre Aldo Gentina qui, à l’origine s’appelait Jeunesse Africaine, par référence à la JA.

Revenant sur l’historique du partenaire entre la « Vieille Dame » et l’As Monaco, le Pr Issa Lô précise que des relations sont antérieures au magistère de « Souris ». Les jalons de ce partenariat ont été posés en 1981. A cet effet, les nostalgique se rappellent de ce match de gala remporté (3-0) par la JA devant le frais champions de France, l’As Monaco.

Seulement, conclut le professeur Lô : « La Jeanne d’Arc a renoncé à ses droits, à l’image de ces jeunes pensionnaires, les internationaux : Moussa Ndiaye, Salif Diao, Tony Sylva, Amdy Faye, dont les licences en cadets et juniors sont à la JA. » En langage moins codé, « Souris » a usurpé la JA de son centre de formation « Aldo Gentina » et de ses biens, renseigne Issa Lô, qui ajoute : « Concernant ces joueurs, les redevances versées au club formateur se chiffraient à 50 millions de francs par an. Et « Souris » agissait au nom de la Jeanne d’Arc. C’est en sa qualité de président qu’il a négocié ! »

Mamadou Diagna Ndiaye, le président du Cnf, doit certainement jubiler. Son coup a porté. Mieux, il a permis la reconstitution des faits historiques du doyen des clubs sénégalais. Pour rappel, la Jeanne d’Arc, dirigée par Momar Ndiaye, avait tenté de blanchir « son » président d’honneur, par le biais d’un communiqué. Ce qui a poussé l’équipe de Issa Lô à rétablir les faits. Et la bataille continue de plus belle. La famille de la « Vieille Dame » est plus que divisée.

C’est Dame Justice qui est appelée à la rescousse pour une éventuelle unification. Une assignation pour l’annulation de l’Ag du 16 Août a été déposée le 8 septembre dernier par l’avocat de la Jeanne d’Arc « authentique », Me Gorgui Guèye : « Ils (Momar Ndiaye et son Comité directeur) ont manipulé les dates et la distribution des cartes », plaide la robe noire. L’affaire, qui a été mise en délibérée le 11 novembre dernier, a été renvoyée au 26 du même mois. Affaire à suivre !

Source:Lequotidien

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