« Nous avions des projets, des choses que nous voulions faire ensemble », a déclaré à l’AFP Glover, en ensemble boubou trois-pièces, « comblé de joie » d’avoir été invité à cet hommage prévu sur deux jours, lundi et mardi.
« J’aurais voulu qu’on puisse faire plus pour réaliser ces projets. Nous avions parlé de Samory » notamment, a-t-il expliqué, faisant allusion à un projet de film de Sembène, non réalisé, sur le résistant ouest-africain à l’époque coloniale Samory Touré.
Il a ajouté avoir également discuté avec l’écrivain-cinéaste d’une adaptation au cinéma de Bouts de bois de Dieu, un des livres majeurs de la bibliographie de Sembène, ainsi que des moyens « de soutenir les cinéastes africains ».
Pour ce qui concerne Les bouts de bois de Dieu, a-t-il assuré, « nous allons faire un film. Nous n’avons pas encore tous les éléments, mais nous allons faire un film ».
Pour le comédien américain, l’hommage national du Sénégal représente « la célébration d’un héros » que fut Sembène, un homme « qui était au service de son pays, de son continent ».
« C’est merveilleux, de voir qu’il est honoré, reconnu et célébré », a dit Danny Glover, expliquant avoir connu Sembène « pour la première fois à travers son cinéma il y a près de 40 ans » avant de le rencontrer en 1988 à Dakar.
Glover n’a joué dans aucun film de Sembène, qui a mis en images plusieurs oeuvres dont Camp de Thiaroye (1987, avec son compatriote Thierno Faty Sow), Guelwaar (1992), Faat Kiné (1999) et Mooladé (2004).
Il a cependant été comédien dans un film tourné à Dakar en 1999 par le Malien Cheick Oumar Sissoko, Battu, une adaptation au cinéma de La grève des Battu de l’écrivain sénégalaise Aminata Sow Fall.
