Lors d’une rencontre, mardi dernier à la gouvernance de Thiès, qui regroupait au niveau de la région les partis et coalitions de partis politiques, la société civile, les Ceda et les journalistes, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a été interpellé. Comme pour rassurer les acteurs sur ce qui est convenu d’appeler une campagne déguisée, la présidente du Cnra, Mme Nancy Ndiaye Ngom, accompagnée par huit des neuf membres que compte son Institution, promet de statuer et de sanctionner dans les prochains jours.
« Même en nous déplaçant, comme c’est présentement le cas, nous profitons de ces périodes pour parler. On a parlé et vous nous entendrez. C’est ce que je peux vous dire ; nous allons statuer », promet-elle, sans convaincre les acteurs de la vie politique de la région de Thiès. Ceux-ci jugent la démarche « salutaire » mais, disent-ils, « loin d’être efficace » pour les rassurer quant à un respect scrupuleux des règles édictées par le Cnra.
En effet, dans sa mission de régulation, le Cnra a jugé nécessaire de rencontrer tous les acteurs concernés par le contenu de son cahier de charges. C’est ainsi qu’après avoir rencontré les radios communautaires pour les sensibiliser sur leur rôle dans le processus électoral, le Cnra a entamé une autre phase consistant à organiser des ateliers régionaux qui regroupent acteurs politiques, journalistes et autres membres de la société civile. Après les régions de Kaolack et Fatick, la région de Thiès a accueilli la délégation du Cnra.
« Si nous avons attendu jusqu’à ce moment pour le faire, c’est qu’il fallait qu’on s’assure que les élections allaient avoir lieu. Vous ne pouvez pas parler à des acteurs qui n’existent pas. Il faudrait qu’on ait des interlocuteurs à qui parler avant même d’entamer un travail. La situation étant ce qu’elle est, nous avons été contraints de commencer maintenant cette campagne de sensibilisation », explique Mme Nancy Ndiaye Ngom pour justifier le retard noté dans le démarrage de leurs activités par rapport à ces Locales.
En écoutant certaines radios ou certains organes de la presse écrite, on a l’impression que les mesures édictées par le Cnra ne sont pas respectées par les uns et les autres. Ce que Mme Ngom, magistrate à la tête de cette Institution réfute. « Il est certain que nous avons un travail à faire et nous le ferons avec la plus grande sérénité. Il est certain que nous sommes des responsables et la Loi nous donne, nous Cnra, la possibilité de sanctionner. Nous avons déjà donné des injonctions ; on n’en parle pas, mais nous savons que nous avons fait des mises en garde. Nous laissons un temps court et si ça continue, nous allons sanctionner. C’est tout ! », menace-t-elle.
Source : Le quotidien
