Partant du principe que les délestages sont inévitables en des périodes de sollicitations excessives des machines ou de chaleur intense, malgré les efforts consentis pour l’amélioration du réseau électrique, M. Thiam se demande si la Senelec ne devrait pas suivre l’exemple du système adopté à Addis Abéba où le Gouvernement a l’obligation de diffuser, chaque jour, la programmation des coupures de courant dans tout le périmètre urbain, de manière rigoureuse.
« De sorte que chacun, sachant à l’avance le moment où le délestage va toucher son secteur d’activité, puisse s’organiser en conséquence en remodelant son programme de travail pour minorer, au maximum, les baisses de productivité et les pertes de revenus en découlant », peut-on lire dans le communiqué que nous avons reçu.
Selon lui, le respect rigoureux de cette programmation des coupures de courant portée à la connaissance du public permettrait de se rendre compte que « ce sont tous les quartiers qui sont touchés, à l’exception des secteurs stratégiques, et qu’il n’existe pas de parti pris, de passe-droits, ni pour une catégorie sociale, ni pour une zone privilégiée, au détriment des quartiers pauvres ».
Du coup, « la vie économique, commerciale, industrielle, sociale, s’adaptant à ces difficultés passagères, les populations acceptent, plus aisément, ces contraintes imposées par la conjoncture dont les coûts économiques se trouvent, du même coup, limités, puisque ceux qui ne peuvent plus travailler le jour travaillent la nuit et inversement, chaque fois que cela est possible ». L’objectif est, par le biais d’une information rationnelle, de « transformer une contrainte majeure en ressource ».
Source : Le Soleil
