et plein d’émotion, le journaliste El Malick Seck qui semble dire son dernier mot. « Je ne changerai rien, qu’on nous enterre mort ou vif... » Seck se dit ainsi prêt à mourir pour garder le vocable de son journal. Rien ne l’arrête, même pas les injonctions du procureur, ni les avertissements. « Les enquêteurs m’ont demandé de changer le nom, si non le procureur sera obligé de sortir un arrêté pour interdire le journal. Mais moi, je ne changerai point, même pas une virgule, advienne que pourra », se rebelle le jeune journaliste.
Le directeur de publication de « 24 heures chrono » pense que qu’il s’agit d’un véritable harcèlement contre sa personne dans une affaire qui n’est ni civile, ni pénale.« Cette histoire relève du droit commercial, nous avons le droit de publier, car l’Issn n’est pas une obligation, étant donné que nous avons fait une déclaration de parution, et informé le procureur, nous sommes en règle », argumente-t-il. L’ancien administrateur du site rewmi.com trouve qu’il ya « une toile de fond dans cette histoire ».
De révélations en révélations, le journaliste devient encombrant dans l’espace des hommes publics et politiques. Ses investigations sur les barons du Pds, plus particulièrement sur le maire de Dakar dont la présumée double identité ferait l’objet d’une enquête menée par son journal, seraient à l’origine des déboires du journaliste. "Depuis qu’on a révélé cette histoire de Pape ou Moustapha Diop, c’est-à-dire la double identité du maire, pour retrouver sa vraie personnalité, ce dernier nous mène la vie dure.
Maintenant s’il pense que ce je dis est faux, il ’a qu’à m’envoyer une citation directe, au lieu d’avancer masqué. Il saura que je ne reculerai devant rien« , poursuit Seck. Après avoir été contraint de changer légèrement de vocable, le nouveau quotidien de Sacré Coeur livre ses petits secrets à la police. Le directeur de publication de »24 heures chrono" dit avoir des dizaines de millions dans ses comptes pour faire fonctionner son organe.
Source : L’office
