Plus de polémique sur la prévision d’une hausse de 8% sur le prix du courant. La mesure a été appliquée hier sur toute l’étendue du territoire. A compter du mois de juillet les factures d’électricité prendront en compte cette nouvelle donne. A en croire le directeur de la structure, Moussa Dieye, cette augmentation est la résultante d’une politique d’anticipation par la Sénélec qui aurait besoin de combler un déficit de 17,5 milliards pour assurer son fonctionnement annuel. Interpellé sur la question sur les ondes de la Rfm, le chargé des affaires commerciales n’a pas tardé à convoquer le sempiternel slogan de l’éclosion du prix du baril de pétrole au niveau mondial.
Lequel est passé depuis janvier 2009 de 35 à 70 dollars, soit une hausse fixée, en valeur relative, entre 46 et 47%. En ce sens, le directeur a rappelé qu’au Sénégal, le secteur de l’énergie est sous la tutelle d’une commission de régulation. A cet effet, dit-il, les prix des tarifs de l’électricité sont soumis à une révision périodique tous les trois mois. « C’est un examen de l’ensemble des intrants qui participent à la production de l’énergie. Et c’est en fonction des évolutions que la nécessité d’une hausse et d’une baisse est établie.
Mais le diagnostic sur l’évolution des intrants a donné le constat selon lequel la Sénélec a besoin de 269 milliards pour assurer l’année en cours » a-t-il noté avant de faire remarquer que si toutefois les prix de l’électricité stagnent à l’état où ils sont la Sénélec va se retrouver avec un revenu global de 221 milliards, ce qui, du reste, entraînera un déficit de 17,5 milliards. Selon le directeur c’est au terme de l’introspection de la commission de régulation du secteur de l’énergie, qu’il a été décidé de trouver un moyen de combler ce déficit. Au demeurant, le dévolu a été jeté sur les populations qui devront se ceindre les reins et de concéder volontiers à débourser pour remettre à l’heure les pendules de la Sénélec.
El Bachir THIAM
Source :24h Chrono
