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Entretien avec Aida, star du Millenium[Photos]

mardi 24 juin 2008

C’est une Aida toute rayonnante, se baladant tranquillement avec sa nièce, qui est venue nous chercher dans la rue. Un petit bonsoir, le temps de répondre aux félicitations d’un cou­ple, elle nous indique sa maison, pas loin de l’avenue Blaise Diagne. Même si elle n’a pas dormi, comme elle nous l’a confirmée, il faut tenir et partager ces moments de bonheur avec les gens qui défilent dans la maison familiale. C’est toujours des bisous par-là, ou répondre à un coup de fil de l’autre côté, le tout dans une ambiance de fête mêlée aux larges sourires de celle qui est devenue depuis hier l’élue de la 2e saison de Millenium Star. Après une soirée mouvementée, Aïda visiblement crispée lors de l’émission, avoue qu’elle était plutôt malade. Cependant, ce n’était pas dit-elle parce qu’elle avait peur de perdre. Aujourd’hui, avec la clé d’une voiture entre les mains, une promesse d’embauche de la Rts, la star ignore le reste de ses nombreux cadeaux, s’il y en a bien sûr.

Que ressen­tez-vous après votre triomphe à la finale du concours Millenium Star samedi soir ?

Beaucoup de satis­factions. Et ce n’est pas parce que je suis sortie la première, non, mais c’est parce que grâce à Millenium Star, j’ai pu me rendre compte de la générosité des gens. De leur ouver­ture d’esprit, et c’est ce qu’il y a à retenir. La victoire pour moi, ce n’est pas de me pavaner au lendemain de Millenium Star au volant d’une voi­ture, mais c’était plutôt de créer une relation avec des gens et qu’elle soit nourrie par la conscience, l’affec­tion, le respect et je crois que c’est le cas.

Qu’est-ce qui vous a le plus moti­vée ?

Vous savez, je suis venue à Millenium Star sans grande préten­tion, parce que tout simplement c’est une émission que je n’avais pas suivie l’année dernière. Donc, je ne la connaissais pas très bien. Je vou­lais juste décompresser, et surtout apprendre, parce que j’aime la com­munication. Donc, c’était une opportunité pour m’imprégner du milieu de la communication pour essayer de mieux le cerner. Il est clair qu’en six mois, je n’ai pas tout appris, mais j’ai aussi acquis certai­nes connaissants. Je suis consciente qu’il me reste un très long chemin à parcourir, mais jus­que-là, je me dis qu’il y a du bon, car j’ai appris quand même.

À un certain moment, l’on vous a sentie un peu crispée, étiez-vous découragée par le fait que votre adversaire avez pris de l’avance ?

Pour moi, la plus grande victoire n’était pas de sortir la première. Je vais vous avouer une chose : j’étais malade, assez malade d’ailleurs et mon challenge était de tenir le temps de l’émission. C’est vrai que j’avais du mal à sourire, je semblais très fatiguée, mais c’est parce que j’étais malade. Je n’étais pas angois­sée non plus.

Et qu’est-ce qui vous a permis de tenir jusqu’à la fin ?

Les gens. Malgré le fait que je ne me sentais pas bien, j’ai tenu grâce aux gens. Parce que si vous avez des gens autour de vous, qui croient en vous, qui vous aident à vous décou­vrir vous-même, il est hors de ques­tion de baisser les bras. Ce n’est d’ailleurs pas possible, car même s’il fallait traîner le pied et venir sur le plateau, j’allais le faire,

A part le véhicule, qu’est-ce -que vous avez eu comme cadeaux ?

Je vous avoue que je ne suis pas plus renseignée que vous sur ce plan. Je ne m’en suis pas préoccu­pée, car ce que je recherchais était ailleurs. Et ce détalent pas des cho­ses matérielles. Mais je pense que l’équipe va s’en charger pour me tenir au courant de tout. Donc j’at­tends, car il y a une relation de confiance qui existe entre nous. On saura la suite, Inecha’Allah.

Mais vous avez été recrutée par la Rts ?

Disons que j’ai reçu quelques... (rires, ah les murs ont des oreilles). On nous a promis quelque chose, à toutes les deux.

Et vous êtes partante ?

Pourquoi pas ? Vous savez, moi, je suis une boulimique de nouvelles expériences. Et donc si’ c’est une réelle opportunité d’apprendre le métier, pourquoi pas ?

Vous avez taquiné la communica­tion ?

Disons que j’avais mis un pied dedans, il y a quelque temps pour des raisons personnelles, comme chargée de communication.

De qui ?

(rires ; encore des rires)

De Fadel Gaye ?

J’ai eu à travailler à la mairie du Plateau, mais c’était pour une struc­ture sous couvert de la mairie, et c’était dans le cadre du festival du Miroir international de Dakar­-Plateau. Et j’étais la chargée de com­munication du festival. Je n’ai pas travaillé pour Fadel, mais c’est mon oncle et Plateau est ma commune. Donc pour une raison ou pour une autre, je dois m’y investir.

Avez-vous un copain ?

Suis-je obligée de répondre à cette question ?

Vous êtes devenue une star depuis samedi, donc c’est sûr que les préten­dants voudront savoir si vous êtes libre ou pas ?

J’ai l’habitude de dire que je suis juste une talibé. Et star est un grand mot, et je préfère l’appellation talibé.

Est-ce que la talibé a un Serigne ?

Oui, et c’est Cheikh Ababacar Sy ibn El hadji Malick (elle éclate de rire). Non, la talibé n’ a pas de Serigne, non, non.

Vos portes sont donc grandement ouvertes aux prétendants ?

Ah non. Bon, je suis une croyante.

Vous n’avez pas envie de vous marier ?

Pourquoi pas ? Je suis une femme, et en tant que femme, on a un besoin naturel, c’est celui d’être mère, et j’y aspire.

Que pensez-vous de Codou, votre adversaire lors de la finale ?

Elle a du mérite parce que Millenium Star, ce sont quatre jeu­nes filles qu’on voyait sur le plateau avec un animateur, mais c’est une équipe qui travaillait derrière et qui était prolongée par nous les candi­dates. Je ne vais pas seulement m’ar­rêter sur Codou, je vais revenir sur les Penda et Zeyna. L’expérience a été possible grâce à leur comportement.

Elles ont accepté et ont joué le jeu et donné le meilleur d’elles-­mêmes jusqu’à la fin. Je leur rends hommage d’ailleurs.

Quels sont vos projets après ces six mois d’apprentissage ?

Comme vous le voyez (la maison est pleine de monde, Ndlr), là, je me laisse porter par la vie plutôt, et après, je vais me reposer et repren­dre ma vie, là où je l’avais laissée il y a six mois. J’ai envie de revenir à mes activités. Mais comme j’avais prévu de revenir dans le monde de la communication, peut-être que le moment est venu. Et je vais m’y atteler.

Source : Walf Gran Place avec xibar

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