Un communiqué du ministère du Commerce, informe les populations que « toutes les conditions sont réunies, pour un correct approvisionnement du marché intérieur (en riz) avec une disponibilité du produit avec un stock total supérieur à 200 000 tonnes à la date du 17 avril 2008 ». Le ministre informe aussi de la fixation du prix en gros, au demi-gros, et au détail au terme d’une « démarche consensuelle engagée avec les commerçants depuis deux semaines ». Mais également d’une mise à « disposition par l’Etat d’une subvention à la consommation dont les modalités de liquidation ont déjà été arrêtées et notifiées aux destinataires ».
Dans ce même communiqué le ministre du commerce, M. Mamadou Diop Decroix informe : « Le prix du kilogramme de riz ne doit pas dépasser 280 Cfa au détail. Ainsi, en a décidé l’Etat. » L’arrêté interministériel n°03419, portant fixation des prix de certaines variétés de riz brisé importé a été signé par le ministre du Commerce et celui en charge du Budget.
« Les prix arrêtés comportent une subvention de l’Etat, accordée suivant la décision présidentielle en date du 12 avril 2008. » Il s’agit du riz brisé non parfumé ordinaire qui est vendu à 270 francs, du riz brisé parfumé ordinaire à 275 francs, du riz brisé non parfumé « sortexed » à 275 francs Cfa, et du riz brisé parfume « sortexed » à 280 francs Cfa. Pour les régions de l’intérieur du pays, les prix ainsi fixés « sont majorés du coût du transport tel que déterminé par les Conseils de la consommation ». Mais, à l’intérieur de la région de Dakar « aucun différentiel de transport n’est autorisé ».
Le communiqué rappelle que les marges applicables aux différents stades de commerce du riz brisé importé sont les suivantes : 2000 francs Cfa la tonne au gros c’est-à-dire pour l’importateur, 5000 francs Cfa la tonne pour le demi-grossiste, 750 francs Cfa pour le sac de 50 kilogrammes, soit 15 francs par kilo pour le détaillant. L’arrêté précise que « toute introduction de nouvelle marque ou modification d’appellations, sous lesquelles ces variétés de riz sont commercialisées sur le marché national, devront faire l’objet de notification par l’importateur à la Direction du commerce intérieur, avant la mise à la consommation ».
Un appel est lancé par le ministre du Commerce aux acteurs pour le « respect strict des dispositions réglementaires ». Mamadou Diop invite « les populations, destinataires des efforts financiers importants consentis par l’ Etat, à coopérer avec les services de contrôle, pour une application sans faiblesse des prix au consommateur ».
Source : Le Quotidien
