Le Sénégal se met dans une situation difficile avec la non validation de ses textes, selon le représentant de la FIFA
APA - DAkar (Sénégal) - La non validation par les responsables de clubs sénégalais des textes devant régir l’organisation du football du pays, notamment le football professionnel qu’il envisage d’instaurer risque de mettre la Fédération sénégalaise de football (FSF), l’Etat du Sénégal et la FIFA dans « une situation difficile », selon le représentant de l’instance internationale à l’assemblée générale extraordinaire de la FSF tenue samedi à Dakar.
Avant même la fin des travaux, Alexandre Lebeau avait vivement « encouragé » les clubs à « adopter les textes, car le contraire mettrait la FIFA, la fédération et l’Etat du Sénégal dans une situation difficile ».
« Je ne comprends pas la réticence de certains dirigeants à aller vers cette réforme qui va dans le sens d’aider à la relance du football sénégalais, d’autant que ces textes prennent aussi bien en compte le football professionnel dans son ensemble que le football amateur », a confié à APA Alexandre Lebeau, s’étonnant de la tension ambiante ayant entouré les débats autour de texte déjà amendés et validés par la Fédération internationale de football (FIFA).
L’assemblée générale extraordinaire de la Fédération sénégalaise de football (FSF) a rejeté, dans la nuit de samedi à dimanche à Dakar, les textes devant régir l’organisation du football de ce pays, notamment le football professionnel qu’il envisage d’instaurer.
L’instance de gestion du football international avait à l’occasion apporté des amendements, puis adopté les textes que la structure d’exception (CNF) devait soumettre aux clubs en assemblée générale extraordinaire pour validation.
Ces textes organisent notamment le fonctionnement de la fédération suivant des statuts réaménagés en conformité avec les statuts standard de la FIFA et l’avènement du football professionnel.
Le football sénégalais est dirigé depuis fin mars par une structure d’exception, le CNF, à la suite de la crise qui a éclaté après l’échec de l’équipe nationale à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2008, au Ghana.
A cette structure est confié un mandat d’une durée d’un an avec pour missions la relance du championnat, l’unification le mouvement sportif, le toilettage des textes pour l’avènement notamment du football professionnel et le retour à une vie associative démocratique et régulière.
Le CNF a récemment décidé, après un processus heurté, de lancer une Ligue professionnelle de football avec trente clubs de première et de deuxième division.
Une évolution rejetée par environ 150 autres clubs regroupés au sein de la Coordination nationale des clubs du Sénégal (CNCS).
