A l’énoncé du jugement prononcé par le président de la chambre correctionnelle de Saint-Denis, la consternation pouvait se lire sur les visages des Comoriens qui étaient nombreux à avoir fait le déplacement ce samedi.
La salle d’audience était trop petite pour contenir la foule immense. Une foule qui était dix fois plus nombreuse à l’extérieur du palais de Justice pour guetter la sortie en fourgon des 23 hommes.
Sous les hués, les quolibets, les cris de « assassins ! » ou encore « honte à la France ! », le cortège de police a eu les pires difficultés à se frayer un chemin et quitter le palais de Justice.
Quelle sera la réaction de la population comorienne ?
Le colonel Mohamed Bacar et ses 23 fidèles sont donc libres de leurs actes à La Réunion, peut-être assignés à résidence. La balle est désormais dans le camp de l’administration. C’est en effet à la préfecture de La Réunion de se prononcer et de préciser quel est le statut de ces hommes, indésirables à Mayotte mais tolérés à La Réunion.
Autre inconnue, plus importante celle-là : quelle sera désormais la réaction de la population comorienne, à Moroni mais aussi à Mayotte, dès que l’on aura appris la nouvelle de la libération du dictateur et de ses soldats ?
Le colonel Mohamed Bacar, à l’énoncé du jugement, n’a pas changé d’attitude. Comme depuis le début de cette comparution immédiate, il n’a pas tourné la tête une seule fois, il n’a pas bronché : comme s’il s’attendait à ce dénouement.
source:rfi
