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France / Comores : Bacar relaxé mais sous contrôle judiciaire

samedi 29 mars 2008

Le président déchu de l’île comorienne d’Anjouan, Mohamed Bacar, poursuivi notamment pour entrée illégale en France, a été relaxé samedi par le tribunal de Saint-Denis de la Réunion (France) mais a fait l’objet d’une mesure de rétention administrative. Le tribunal a déclaré nulle la procédure à l’encontre de Mohamed Bacar et de ses 23 hommes, qui étaient poursuivis pour « séjour sans titre, importation, port et transport d’armes prohibées », des faits passibles de cinq ans de détention maximum.


A l’énoncé du jugement prononcé par le président de la chambre correctionnelle de Saint-Denis, la consternation pouvait se lire sur les visages des Comoriens qui étaient nombreux à avoir fait le déplacement ce samedi.

La salle d’audience était trop petite pour contenir la foule immense. Une foule qui était dix fois plus nombreuse à l’extérieur du palais de Justice pour guetter la sortie en fourgon des 23 hommes.

Sous les hués, les quolibets, les cris de « assassins ! » ou encore « honte à la France ! », le cortège de police a eu les pires difficultés à se frayer un chemin et quitter le palais de Justice.

Quelle sera la réaction de la population comorienne ?

Le colonel Mohamed Bacar et ses 23 fidèles sont donc libres de leurs actes à La Réunion, peut-être assignés à résidence. La balle est désormais dans le camp de l’administration. C’est en effet à la préfecture de La Réunion de se prononcer et de préciser quel est le statut de ces hommes, indésirables à Mayotte mais tolérés à La Réunion.

Autre inconnue, plus importante celle-là : quelle sera désormais la réaction de la population comorienne, à Moroni mais aussi à Mayotte, dès que l’on aura appris la nouvelle de la libération du dictateur et de ses soldats ?

Le colonel Mohamed Bacar, à l’énoncé du jugement, n’a pas changé d’attitude. Comme depuis le début de cette comparution immédiate, il n’a pas tourné la tête une seule fois, il n’a pas bronché : comme s’il s’attendait à ce dénouement.

source:rfi

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