En visite politique à l’intérieur du pays, le Premier ministre sénégalais a réagi au communiqué publié jeudi par le chef de guerre d’une des branches armées du MFDC, César Atoute Badiate, demandant l’ouverture de « négociations sincères et globales » avec l’Etat du Sénégal.
« Ce que nous souhaitons, c’est que la paix règne partout au Sénégal y compris en Casamance et nous paierons le prix qu’il faut pour la paix. Nous sommes prêts à recevoir les dirigeants du MFDC dans des concertations, nous y travaillons », a répondu le Premier ministre alors que Farba Senghor, qui s’est présenté comme « le seul interlocuteur » avec la rébellion, avait affirmé que les négociations étaient déjà engagées.
« Farba Senghor n’est pas un ministre. On ne peut engager un gouvernement que quand on a des attributs. Farba Senghor n’a aucun attribut officiel, il ne peut pas parler au nom du gouvernement ou engager le gouvernement », a souligné le Premier ministre sénégalais.
Le chef de guerre César Atoute Badiane, dans un entretien avec la Radio France international (RFI) avait démenti les affirmations de M. Senghor en affirmant qu’il n’avait aucun contact avec lui.
Les accrochages entre l’armée et les rebelles se sont multipliés durant les six derniers mois, faisant des morts chez les soldats comme chez les civils. Un accord de paix signé en 2004 avait apaisé les tensions sans toutefois régler le conflit dans cette région séparée du nord du Sénégal par la Gambie.
