Vous en êtes à votre deuxième séjour au Sénégal, comment trouvez-vous le pays ?
Mojo : Nous aimons beaucoup Dakar, c’est la deuxième fois que nous y venons et nous ne pouvons plus nous en passer. D’ailleurs, nous avons acheté une maison ici, car lors de nos séjours, on logeait tout le temps à l’hôtel. Nous avons fait plusieurs autres pays d’Afrique, mais le Sénégal reste le pays où nous élirons domicile sans hésiter.
Qu’est-ce qui vous lie au Sénégal ?
Mojo : Notre premier contact avec Dakar, c’était lors de notre rencontre avec le groupe Daara J en Suisse. Nous avions échangé et convenu que nous les ferions venir en Jamaïque et eux au Sénégal. Et c’est donc comme ça que nous avons foulé le sol sénégalais. Par ailleurs, c’est une belle ville où il fait bon vivre.
Quelle est la raison de votre présence au Sénégal ?
Gramps : Nous sommes là en partie pour rendre visite à notre frère et ami Aladji Man, aussi pour présenter les albums solo de chacun d’entre nous.
Vous venez présenter vos albums solo. Est-ce à dire que le groupe Morgan Heritage n’existe plus ?
Peter : Morgan Heritage est un grand arbre qui a prospéré et les branches représentent leurs carrières solo à tous. Nous sommes cinq membres dans le groupe et chacun de nous à sa propre identité artistique. C’est ce qui fait d’ailleurs la force du groupe. Toutefois, nous sommes arrivés à un stade de notre carrière où chacun veut dévoiler ses réelles potentialités au monde entier. Gramps a fait un album reggae, Mojo en prépare un de Rap, Una, elle, a opté pour la Soul, Lukes fait autre chose, tandis que moi, ce sera plus du Hip-hop RN’B. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que Morgan Heritage est notre base, nous avons grandi et appris tout ce que nous savons grâce à cette formation. Alors ceux qui disent que le Morgan Heritage n’existe plus, ils ne savent pas ce qu’il en est. En fait, on utilise nos identités artistiques pour plus apporter au groupe. Chacun de nous est un ingrédient essentiel de l’héritage de Morgan (Morgan Heritage). Par ailleurs, nous avons décidé de ne plus faire de spectacle ensemble en Europe ou aux Etats-Unis. Seule l’Afrique nous verra jouer d’ici 2010 en tant que Morgan Heritage.
Pourquoi le choix de l’Afrique ?
Peter : Ce choix-là s’explique parce que tout simplement l’Afrique n’a pas souvent vu Morgan Heritage se produire, depuis qu’il existe. En revanche les autres continents en ont eu assez pour leur compte. Et donc nous voulons équilibrer la balance et pourquoi pas, faire même plus de scènes en Afrique.
Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur l’Afrique ?
Gramps : Nous avions l’habitude d’entendre et de voir beaucoup de choses négatives sur l’Afrique, mais lorsque nous avons eu l’occasion de voyager en Afrique, nous nous sommes rendu compte qu’il n’en était rien. Tout ce qui s’y passe de négatif, se passe ailleurs.
L’amour est également l’un des thèmes préférés de Morgan Heritage…
Peter : Le Bon Dieu a fait le monde à partir de l’amour et la personne humaine retourne à lui par l’amour. Donc, l’amour est la base de tout et nous ne nous lasserons jamais de chanter l’amour pour que les gens le cultivent.
