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Guerre des affiches : Le plan de riposte de Idrissa Seck

mardi 20 décembre 2011

La guerre des affiches aura bien lieu.Ses escarmouches se font déjà sentir avec la convocation à la police d’agents d’une régie publicitaire commise par Idy pour les besoins de sa communication visuelle.Mais, selon le candidat de Rewmi et ses camarades, c’est peine perdue.


Après la convocation de deux agents du Centre d’information et de documentation publicitaire (Cidop), jusqu’où les autorités iront-elles dans leur chasse aux panneaux géants du Rewmi sur lesquels on peut lire : ‘Contre la violation de la Constitution, debout. Contre la vie chère, debout ?’ Si la réponse à cette question est encore inconnue, celle du Rewmi, elle, est claire : ‘Ces auditions et autres menaces ne nous décourageront pas. C’est de l’acharnement comme cela a toujours été contre notre candidat. Mais cela ne passera pas car nous sommes déjà debout contre l’acharnement. Debout pour continuer le combat’, a déclaré Abdoulaye Diouf, porte-parole du candidat Idrissa Seck.

D’après Diouf qui faisait, hier, face à la presse au quartier général de son parti, le Rewmi va poursuivre ‘contre vents et marées’ sa campagne d’affichages. Parce que, dit-il, ‘il n’existe aucune loi qui interdit à un candidat de dérouler sa campagne de communication’. Les ‘rewmistes’ ignorent donc ce que les autorités leur reprochent réellement à travers ces affiches sur lesquelles il ressort deux principaux messages : ‘Non à la violation de la Constitution et Non à la cherté du coût de la vie’, explique Diouf. Non sans se demander s’il y a un mal, qu’un citoyen et de surcroît un candidat à la présidentielle, proclame son attachement au respect de la Constitution ou dénonce la cherté du coût de la vie.

Pour Rewmi, son candidat, Idrissa Seck, au même titre que les autres, a le droit de procéder à une campagne d’affichage. Cela parce que, indique Diouf, ‘la loi le lui permet. Et en voulant l’en empêcher, l’Etat procède à une discrimination politique’.

La commission communication du Rewmi parle d’acharnement contre le candidat Idrissa Seck ‘qui est, selon elle, le candidat le plus redouté’. Car, ‘nous ne voyons pas en quoi dire que le coût de la vie est cher ou que qu’on ne doit pas violer la Constitution est un délit’, s’étonne Abdoulaye Diouf. Mais, c’est peine perdue selon les opposants qui promettent de continuer de scander des slogans interdits d’affichage : ‘Non à la cherté du coût de la vie ; Non à la violation de la Constitution’.

Sur la convocation des agents de la Cidop, les camarades d’Idrissa Seck informent avoir déjà commis des avocats. ‘Des avocats ont été commis et nous allons mettre en place une stratégie de protection de nos camarades. Nous attendons juste d’avoir les premiers éléments de l’enquête pour nous déterminer’, a dit le porte-parole du candidat du Rewmi. Pour rappel, deux agents de la Cidop ont été convoqués avant-hier au commissariat central pour avoir confectionné ces fameuses affiches.

Yakhya MASSALY

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