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Hommage à Cheikh Ahmadou Bamba, le Chantre du Mouridisme

samedi 14 février 2009


Si ce n’était pas Bamba, frère de Mame Mor diarra Et fils de Sokhna Diariyatou, la colocataire d’Allah Si ce n’était pas Bamba, cet homme au blanc turban Qui sans main levée, a vaincu le colon blanc Dont les petits-enfants se recueillent, tous les ans à Touba Devant le mausolée du saint-homme, pour pleurer tout bas Et regretter l’erreur de leurs ancêtres, d’avoir exilé Bamba. Aujourd’hui même en occident retentissent ses khassidas, La lueur des panégyriques brillent plus que la bague de Rachida. N’eût été le fils de Mor Anta Sally, l’illustre Ahmadou Bamba, Serions nous musulmans, irions nous à Touba ?

Son exil au Gabon, ne présageait rien de bon Même confiné à Gannar, il tenait toujours bon Devant la puissance de l’ennemi, Bamba n’a jamais faibli Contre vents et marées, jamais il n’a besoin d’alibi Sur terre et sur mer, à l’heure de la prière Pour s’adresser au Seigneur des cieux et de la terre nourricière Même l’océan a retenu ses eaux, durant sa prière en haute mer Bamba a redoré, l’image de l’Islam jadis à genoux La foi musulmane, il l’a rénovée chez nous.

L’avènement de Bamba est une floraison d’orchidées Un rayon de soleil dans le jardin du monde islamisé Vous qui voulez accéder au prophète, sans le moindre ennui Bamba est la porte d’entrée, avant et même après minuit Les passions les plaisirs, les choses mondaines et Satan Bamba a vaincu ses adversaires, il y a plus de cent ans Jamais le saint homme ne tenait dans ses mains noires Autre que le Coran qu’il préfère de loin aux manoirs. Par ses lèvres il psalmodiait, les sourates du Saint Livre Devant sa calligraphie envoûtante, l’encre noire s’enivre Ravissant à Rimbaud et Baudelaire, la belle poésie Son engagement dépasse de loin, Etienne de La Boétie.

Dieu serait-Il raciste, s’Il n’avait pas créé Bamba ? Heureusement pour nous, il n’a pas succombé à Mayomba Même sa solitude dans cette forêt hostile du Gabon N’a pas ébranlé sa foi, Bamba a toujours été digne, il a tenu bon. Célébrer son retour d’exil, est signe de reconnaissance Pour tout musulman doté d’un minimum de bon sens. Par milliers se comptent, les fidèles d’Ahmadou Bamba Capables de perpétuer l’œuvre éternel du tout-saint Pour rénover l’islam, dans un pacifisme sans fin Conformément aux dires du Seigneur Tout-Puissant. Que deviendrait le Brésilien, privé de sa Samba ? Comment savourer la mouridya, sans les khassidas de Bamba ?

Qui enseignent la vertu et chantent les louanges du prophète Dont Bamba a garanti des lendemains sans défaite. De Gibraltar au Cap, et de Dakar à Tamba De New York à Montréal, de Rome à Mayomba L’humanité reconnait, l’illustre Ahmadou Bamba. J’aimerais vous parler du fils de Sokhna Diarra L’enfant noir, le serviteur du prophète d’Allah Ce guide sans égal, n’a rien d’un citoyen lambda. Celui qui servit fidèlement le fils d’Abdoullah, Sans aller à Nairobi encore moins en Arabie, Bamba maîtrise l’arabe mieux que les Arabes d’Arabie. La non-violence il prôna, sans le moindre sabre levé L’islam pacifique il enseigna, par sa plume enjolivée. Vous qui avez envie de mieux connaître Bamba Lisez ses écrits, écoutez ses khassidas, allez à Touba.

Momar Mbaye mbayemomar@yahoo.fr

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