Ceux qui doutaient que Youssou Ndour est devenu un autre homme, depuis qu’il a épousé Aïda Coulibaly, sont désormais édifiés. Il ne se passe pas une seule virée sans que ce couple ne crée un scandale. La dernière en date remonte à samedi dernier, dans la célèbre boîte de nuit, Le Nirvana. Babacar Bâ, le talentueux photographe du magazine Station One, interpellé par un des amis de Youssou Ndour, du nom de Gaston, pour qu’il immortalise sa photo avec l’artiste, arme son appareil, après que le vigile lui a cédé le passage de la loge. Mais dès que l’artiste a vu le flash de l’appareil, il a sauté comme un fauve sur Babacar Bâ, tentant de détruire l’appareil photo. De quoi avait-il peur ? Youssou Ndour se saisit ensuite de l’appareil, et injurie mieux qu’un « Tiolo » (troubadour) le reporter photographe.
C’est l’occasion qu’attendait sa femme, Aïda Coulibaly, confie Babacar Bâ, pour s’agripper au sac du photographe, en tentant de le lui extirper. Ce qu’elle a finalement réussi, avec l’aide des gardes du corps. Après leur forfait, ils donnent l’ordre à leurs larbins de « dégager » le reporter photographe de la boîte. Ce que bien évidemment, ce dernier refuse, mais en vain. Car, il a été malmené par trois gaillards qui, après l’avoir maitrisé, l’ont bloqué dehors. 35 minutes après, un vigile de la boîte de nuit lui ramènera un sac déchiqueté, et un appareil photo sans carte mémoire, et complètement ramolli. Devant ce constat, Babacar Bâ refuse de prendre le sac et l’appareil.
Et exige que son appareil lui soit remis comme il a été récupéré, de même que son sac. Finalement, tout ce matériel a été ramené à l’intérieur, au moment où Babacar Bâ prenait un taxi pour rentrer. Depuis, le reporter photographe ne sait pas où se trouve son appareil. Dans tous ses états, Babacar Bâ a dit avoir déjà saisi son avocat.
Quant à Moustapha Sow, directeur de publication du magazine Station One, il déclare qu’il va déposer une plainte pour agression contre son reporter photographe, chez le procureur, dès aujourd’hui. « J’ai également saisi, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cedps). Je vais en faire de même avec le Synpics et les organisations des droits de l’homme », informe-t-il. De l’autre côté, c’est motus et bouche cousue. Affaire à suivre…
Source : Le quotidien
