La coordination nationale des cadres libéraux (Cncl) lui a déjà ouvert la voie. Dans un communiqué rendu public ce jeudi, cette structure propose à Wade « de coupler l’élection présidentielle aux législatives pour éviter de convoquer à nouveau le collège électoral à quelque mois d’intervalle ». Nos sources annoncent que Wade veut également secouer, et le gouvernement et sa formation politique. A son retour, l’on annonce un remaniement ministériel qui toucherait les ministères de souveraineté. Un projet de loi pourrait être soumis au Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale et au Sénat pour retoucher un peu l’ordre de préséance des institutions.
Ainsi, suivant le schéma voulu par le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée nationale redeviendra le successeur naturel du président de la République en cas de vacance du pouvoir. L’histoire ne dit pas le but recherché par le président de la République, puisque des élections législatives anticipées signifieront naturellement la possibilité pour le chef de l’Etat d’inscrire son fils sur la liste nationale et le faire élire député d’office. La présidence de l’Assemblée lui serait alors ouverte. Nous serions alors dans un cas de figure similaire à celui du Togo.
