Pour le chef de l’Etat, « toutes les options sont ouvertes ». Il assure avoir fait part aux autorités chinoises de sa « vive préoccupation » quant à la situation en cours au Tibet et au Sichuan, deux régions où les minorités tibétaines manifestent pour leur autonomie. « Je veux que le dialogue commence et je graduerai ma réponse en fonction de la réponse qui sera donnée par les autorités chinoises », a martelé Nicolas Sarkozy. « Tuer avec retenue »
Avec cette déclaration, la France monte d’un cran la pression mise sur Pékin à quelques mois des Jeux Olympiques. Surtout, Nicolas Sarkozy répond à ses détracteurs. Lundi, Nicolas Sarkozy avait déjà appelé les autorités chinoises à la « retenue ». Une phrase qui n’avait pas convaincu, notamment au sein de la majorité. Sur son blog, Alain Juppé ironisait mardi matin : « en somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de tuer avec retenue ! », écrivait-il.
Mardi matin, le PS appelait, par la voix de son chef de file à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault, à « des gestes forts » sur le Tibet. Il demandait notamment que « le dalaï lama soit reçu par le président ». Nicolas Sarkozy a répondu qu’un émissaire de l’Elysée « s’est entretenu avec les autorités les plus proches du dalaï Lama ». Dans une interview au Figaro mardi, Rama Yade s’est dite prête à rencontrer le chef spirituel des tibétains.
Mardi matin également, Dominique de Villepin avait exhorté sur RTL l’exécutif à « brandir » la menace d’un boycott de la cérémonie d’ouverture. Et l’organisation RSF avait explicitement demandé à Nicolas Sarkozy de lancer ce même appel. Une requête qui a été entendue par l’Elysée.
source:le figaro
