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Kedougou placé sous haute surveillance : Les populations dénoncent un état de siège

mardi 13 janvier 2009

Depuis les évènements du 23 décembre dernier à Kédougou, la répression brutale qui s’en est suivie occasionnant trois morts, des blessés, plusieurs arrestations dans les rangs des manifestants, la situation demeure tendue dans cette localité. Une situation qui s’est aggravée avec le jugement suivi de lourdes condamnations, la semaine dernière par le tribunal régional de Tambacounda, des personnes interpellées parmi les manifestants.


Kédougou vit sous haute tension. Depuis les évènements du 23 décembre dernier suivis du procès, la semaine dernière des personnes interpelées dans les rangs des manifestants, le département de Kédougou est en « état de siège de fait ». La plupart des artères de Kédougou est occupée par des éléments des forces de l’ordre. Les populations de Kédougou se plaignent du fait qu’elles ne sont plus libres de leurs mouvements.

Il faut dire que la situation s’est aggravée à Kédougou depuis que des personnes interpelées lors des évènements sanglants du 23 décembre ont fait l’objet de lourdes condamnations par le tribunal correctionnel de Tambacounda, la semaine dernière. Les habitants de Kédougou, qui ont mis en place des collectifs pour obtenir la libération des personnes condamnées, multiplient depuis les actions auprès de personnalités politiques et religieuses. Aujourd’hui, ils dénoncent le fait que Kédougou soit placé en « état de siège de fait ». Amadou Ségou Keïta du mouvement des élèves et étudiants de Kédougou dénonce sur les ondes de Walf Fm. « Qu’on emprisonne des élèves, des étudiant, des jeunes de Kédougou, c’est inadmissible.

Kédougou est placé dans un état de siège de fait. Ce qui est illégal. Nous ne sommes plus libres de nos mouvements et on nous fouille, nous traite comme des animaux. Nous dénonçons cette situation et nous appelons les associations des droits de l’homme, tous les citoyens à intervenir face à la situation », martèle Amadou Ségou Keïta. Il exige la libération des 17 personnes arrêtées et condamnées lors des évènements. Il ne comprend que ces personnes soient condamnées au moment où ceux qui ont tué des manifestants sont libres et ne sont pas inquiétés. Pour lui, l’état de siège dans lequel est placé Kédougou est illégal. D’autant plus qu’un état de siège est soumis à certaines règles.

Source : Nettali

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