Kerviel, employé depuis début avril par une société d’expertise informatique, LCA, avait acheté pour 8,15 milliards d’euros de contrats à terme dans la journée du 17 janvier et quelque 3,09 milliards d’euros le lendemain. Ces transactions auraient été réalisées sur des dérivés de l’indice européen Eurostoxx et de l’indice allemand DAX. Pour la Société générale, cet élément vient conforter l’idée que le jeune trader voulait « faire sauter la banque ».
Ce n’est que le 18 janvier que les responsables hiérarchiques de Kerviel ont été alertés, après que le middle-office (vérification des opérations des traders) eut détecté des opérations anormalement élevées et douteuses du courtier les jours précédents. Des vérifications ont alors été effectuées par une équipe constituée expressément pour cette occasion, avant que la banque ne découvre deux jours plus tard des positions gigantesques, de près de 50 milliards d’euros, que le trader avait pris en son nom sur le marché.
Jérôme Kerviel a été inculpé le 28 janvier pour « faux et usage de faux », « introduction dans un système de données informatiques » et « abus de confiance ».
Source : le Figaro
