Selon Amadou Diop, porte parole de la fédération des travailleurs de la santé qui regroupe entre autres le sutsas, le syntras et le syndicat autonome de santé, le mouvement d’humeur fait suite au ’’dysfonctionnement général’’ noté à l’hôpital régional.
M. Diop a dit que le centre hospitalier est en rupture de médicaments, d’oxygène, de gants, ajoutant que les dettes s’élèvent à plus de 26 millions de francs.
A cela s’ajoutent les indemnités de risques pour les contractuels de l’hôpital, confie le porte-parole des travailleurs du centre hospitalier régional de Kolda qui demandent le départ de l’administration de la structure.
Interrogé par l’APS, le directeur de l’hôpital Omar Bâ estime qu’il y a ’’d’autres motivations’’ au mouvement d’humeur du personnel soignant.
’’Suite à une découverte sur un médecin de l’argent versé par des patients pour des consultations et d’autres pratiques nébuleuses constatées par la direction, le personnel de l’hôpital n’ayant aucune autre explication se laisse divertir et manipuler’’, a expliqué M. Bâ.
Selon lui, toutes les questions soulevées par les travailleurs ont trouvé des solutions à savoir l’oxygène, les médicaments, les charges sociales et les indemnités.
Le centre hospitalier régional de Kolda bénéficie d’une subvention de l’Etat de plus de 300 millions de francs. Il reçoit cette dotation par tranches de 67 millions de francs qui ne couvre pas totalement les dépenses. Les fournisseurs seuls absorbent plus de 86 millions.
Pour amortir les dépenses du centre hospitalier régional, les travailleurs qui comptaient sur la subvention du conseil régional attentent toujours.
