M. Diop présentait une communication, le week-end dernier à Saly-Portudal, lors d’une rencontre portant sur le secteur de l’énergie organisée par le ministère de tutelle à l’intention de députés et sénateurs sénégalais.
Selon lui, le niveau des pertes enregistrées par SENELEC indique un ‘’bon indicateur, entre autres, pour refléter la gestion de l’entreprise, de l’argent qui échappe à sa trésorerie’’.
Il a toutefois signalé qu’une réduction du niveau des pertes de 2% entraînera des économies de près d’un milliard de francs CFA, pour un prix moyen de vente de 104 FCFA/kWh.
Par ailleurs, la fraude sur l’électricité coûte 22 milliards de FCFA à l’entreprise tous les ans, selon le directeur général de la SENELEC, la société qui détient le monopole de la fourniture d’énergie électrique.
De ce montant, a précisé Seydina Kane, 18 milliards sont perdus pour la société d’électricité, alors que l’Etat enregistre un manque à gagner de 4 milliards relatifs aux taxes qu’il devait percevoir.
Il a cité un constat datant de juin 2009. Les résultats ont révélé que 17% des 800.000 clients de la société s’adonnent à la fraude.
Pour renforcer ses moyens de surveillance et contrecarrer la fraude sur l’électricité, la SENELEC compte engager de jeunes électriciens titulaires du CAP et du BEP.
’’La SENELEC a pour un premier temps misé sur la sensibilisation mais au-delà, il faudrait pénaliser la fraude’’, a-t-il rappelé.
M. Kane a également fait part du renforcement des moyens de surveillance et les contrôles sur les installations, de leur sécurisation et de leur mise en conformité technique.
Source : Aps
