C’est ainsi que les ex-agents à travers leur GIE « And Liguey Diarignou », ont souscrit 2000 actions pour une valeur nominale de 200 000 000 de Fcfa représentant 13, 33% du capital social. Mais depuis octobre 2007 date à la quelle la loi a été votée par les parlementaires, le GIE n’a rien reçu des responsables de Dakar Dem Dikk (3D), selon les ex-agents qui seront en Assemblée générale ce matin. Cette situation vient s’ajouter à une autre encore dramatique. 81 mois de différentiels de salaires, 19 mois de service minimum, c’est un total de 24 milliards de F Cfa que l’Etat doit encore à ces ex-travailleurs de la Sotrac sur une enveloppe qui était de 29 milliards.
Un avocat fantôme s’empare des 300 millions des ex-agents Le gouvernement avait librement décidé de saisir le Médiateur pour contribuer à trouver une solution définitive à la question. Le Premier ministre d’alors, Haguibou Soumaré s’était engagé par la même occasion à accepter les recommandations du Médiateur de la République. Il était, cependant convenu qu’au cas où les conclusions et recommandations du médiateur iraient dans le sens d’une satisfaction des revendications des ex-travailleurs, le ministre de l’Economie et des Finances serait chargé de négocier les modalités de leur exécution. Curieusement, tel n’a pas été le cas, plusieurs recommandations du médiateur de la République n’ont pas été respectées par l’Etat du Sénégal à travers l’agent judiciaire de l’Etat. Parmi ces décisions, il y avait le payement des cinq milliards aux ex-travailleurs.
Ceci a été fait, mais un avocat fantôme s’était emparé des 300 millions soit 10% représentant sa commission. Ce qui étonne les travailleurs qui y voient la main de l’Etat, car la somme a été directement ponctionnée au moment du décaissement de l’argent qui a été payé en deux tranches. Le Rassemblement des travailleurs africains/Sénégal avait qualifié cela de racket car, en réalité, cet avocat n’a jamais été à la barre pour ce dossier qui est loin de connaître son épilogue. Pour rappel, pendant 10 ans, ces travailleurs n’ont cessé de se révolter en organisant des grèves de la faim, marches, sit-in et autres. Avant le dénouement de ce dossier, les ex-agents ont enregistré plusieurs morts et beaucoup de cas de dislocation de famille dans leurs rangs.
Source 24h Chrono
