On entend souvent dire que le travail de l’Armp est inutile puisque les résultats des enquêtes qu’elle mène ne sont jamais suivis d’effet. Mais, du point de vue du ministr, Bamba Ndiaye, cette idée n’est ni plus, ni moins qu’un préjugé. Et pour cause, renseigne-t-il, Me Wade a toujours donné une suite à ces audits. Et M. Ndiaye de rappeler que le Président de la République, après avoir reçu les résultats des audits de l’Armp de 2 008, avait remis, entre les mains de la Justice, certains dossiers. Avant de souligner que les gens ont tendance à penser que sanctionner quelqu’un qui est épinglé par un audit, c’est l’exclure ou l’emprisonner.
Ce qui est loin de coller à la réalité puisque d’autres types de sanctions, pas forcément connues du grand public, peuvent également être appliqués aux fautifs. « La sanction, ce n’est pas toujours l’exclusion ou l’emprisonnement » a-t-il indiqué. Par ailleurs, le ministre en charge des Affaires Religieuses fait remarquer qu’il n’est pas aisé de trancher quand il s’agit d’un audit. Ceci, pour la bonne et simple raison que les rapports ne font jamais l’unanimité. Les audités se plaignent souvent de ne pas avoir été directement saisis, suite à la production du pré-rapport, pour leur permettre d’apporter leur version des faits par rapport aux reproches formulés contre eux.
Et dans le cas où de pareils manquements sont relevés, l’Etat est obligé de donner à l’autre partie la chance de se défendre avant de décider de la suite à réserver au dossier la concernant. D’ailleurs, selon le ministre, l’Etat a tout intérêt à tenir compte du travail de l’Armp et de toutes les autres structures de ce genre qui lui permettent d’avoir une bonne lisibilité de la marche de la bonne gouvernance. « Ces instruments et ces rapports nous permettent de mesurer la bonne gouvernance. Cela permet aux citoyens de savoir comment sont gérées les ressources publiques », a laissé entendre M. Ndiaye, qui conclut en notant qu’« il y a une nette différence entre fautes de gestion et pillage des resources publiques ». Comme pour appeler certains à arrêter de verser dans des exagérations pour des raisons politiques et politiciennes.
