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« Le plan d’assainissement des finances publiques ne répond nullement à l’ampleur de la banqueroute financière de l’Etat. »

vendredi 28 novembre 2008

Le bureau politique du Parti socialiste s’est réuni ce jeudi à la Maison du Parti. Les camarades d’Ousmane Tanor Dieng sont largement revenus sur le plan d’assainissement des finances publiques annoncé par le Ministre de l’Economie et des Finances. Les socialistes n’ont pas manqué de statuer sur le bras de fer entre l’Etat du Sénégal et Sentel ainsi que sur les cessations des actions Sonatel.


Le bureau politique du Parti socialiste indique d’emblée que : « le plan annoncé dans le but d’assainir les finances publiques, ne répond nullement à l’ampleur de la banqueroute financière de l’Etat. » Poursuivant leur argumentaire, les héritiers de Senghor jugent : « le plan préconisé par le gouvernement se révèle insuffisant dès lors qu’aucune mesure n’a été prise pour la diminution du nombre pléthorique de Ministres d’Etat, de Ministres, des institutions et de leurs coûts prohibitifs ; pour la réduction des agences et de leurs coûts bureautiques inconsidérés ; pour la rationalisation de la carte diplomatique et la réduction du personnel dans les ambassades ainsi que pour la suppression des contrats spéciaux et pour la réduction du train de vie d’Abdoulaye Wade lui-même. »

A les en croire, « il y a un paradoxe saisissant entre les incantations sur la nécessité d’assainir les finances publiques et le maintien dans la loi de finances 2009 de dépenses non indispensables. A ce sujet, l’augmentation surréaliste des crédits alloués à la Présidence de la République, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, l’impudeur qui consiste à allouer un « budget de campagne électorale » de plus 9 milliards au Ministère de la famille, de la solidarité nationale, de l’entreprenariat féminin et de la micro finance, et la provocation de l’indemnité de session allouée aux parlementaires, en sus de leur salaire mensuel, démontrent l’irresponsabilité du pouvoir. »

Pour les socialistes, « la crise socio-économique rend encore plus injustes les options actuelles du gouvernement. En effet, dans un contexte de dégradation continue du pouvoir d’achat, le rétablissement de la TVA sur les denrées alimentaires de base et la suppression tous azimuts des subventions sur les produits et denrées de grande consommation constituent des facteurs d’aggravation de la pauvreté des ménages, sans être un moyen efficace d’assainissement des finances publiques. Il s’y ajoute le niveau injustement élevé des prix de l’électricité et du carburant en dépit de la forte baisse des cours mondiaux du baril du pétrole. »

Le Ps propose à la place « un véritable plan d’économies budgétaires, fondé sur des mesures radicales de rationalisation des dépenses publiques, et orienté vers la juste affectation des ressources publiques à l’assainissement financier, à l’amélioration du quotidien des populations ainsi qu’à l’apurement des arriérés de paiement, avec un effet d’entraînement sur l’économie. »

En ce qui concerne le bras de fer entre l’Etat et Millicom international, le Parti socialiste « s’indigne du climat malsain d’insécurité des investissements et de la dégradation continue de l’image du Sénégal à l’étranger, avec cette sordide affaire de renégociation de la licence d’exploitation de téléphonie attribuée à TIGO. Plutôt que de se livrer à un racket institutionnalisé et à un chantage intolérable, il invite le gouvernement à éclairer l’opinion sur la contre lettre qui a permis à TIGO de poursuivre son activité après le retrait officiel de la licence par le décret de 2001, exhumé et promulgué en 2008 pour justifier la résiliation du contrat » indique le communiqué.

« La même interrogation porte sur les actions de l’Etat dans le capital de la SONATEL, au sujet desquelles le gouvernement se dérobe à son obligation de transparence et d’information. Le Parti socialiste exige du gouvernement qu’il édifie l’opinion sur la nébuleuse qui entoure ces actions en s’expliquant sur leur situation actuelle, et au cas où elles auraient été cédées, en précisant le nombre d’actions concernées par cette cession, le montant de la transaction ainsi que les garanties prises pour influer sur les orientations stratégiques et la politique sociale de la SONATEL » poursuit-il.

Source : Nettali

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