Le président américain George Bush (à gauche) et son homologue français Nicolas Sarkozy, le 14 juin 2008 à Paris.
C’est une image de complicité que les deux présidents ont tenu à afficher. S’appelant par leurs prénoms respectifs, ils ont tour à tour souligné les convergences de vues sur les principaux dossiers. Les Etats-Unis comme la France ont réitéré leur refus de voir l’Iran se doter de l’arme atomique tout en réaffirmant le droit de ce pays à disposer du nucléaire civil.
Georges Bush
Président américain
« Certains dirigeants iraniens refusent d’abandonner leur désir d’acquérir le savoir-faire qui pourrait conduire à une arme atomique ».
Nicolas Sarkozy
Président français
« Pour le nucléaire civil, la porte du dialogue est ouverte tout de suite et sans condition mais pour le nucléaire militaire, la réponse ce sera des sanctions… ».
George Bush a eu le tact de ne pas évoquer le dossier syrien sur lequel les deux pays sont en désaccord. De son côté, Nicolas Sarkosy a souligné qu’un sommet de la Méditerranée où ne serait convié que des chefs d’Etat respectant pleinement la démocratie ne rassemblerait presque personne. George Bush
Président américain
« …Dites clairement aux Iraniens que le hezbollah est une force déstabilisatrice au Liban et ailleurs (...) et je ferai comprendre au président al-Assad qu’il y a une meilleure façon de contribuer au développement de son pays ».
Nicolas Sarkozy
Président français
« J’avais dit à M. Bachar al-Assad que la Syrie laisse le processus présidentiel se dérouler au Liban et nous reprendrons contact : nous avons repris contact ».
Interrogé sur le conflit israélo-palestinien, le président américain a réaffirmé qu’un accord de paix était toujours possible d’ici à la fin de l’année tout en reconnaissant que la situation actuelle marquée par l’instabilité politique en Israël et la poursuite de la colonisation ne simplifiait pas la tâche des médiateurs américains ou européens.
Pour sa dernière visite à Paris, le locataire de la Maison Blanche et son hôte ont avant tout tenu à marquer le renouveau d’une relation transatlantique qui s’était quelque peu distendue à l’occasion du déclenchement de la guerre en Irak. Et George Bush de se féliciter de son amitié avec Nicolas Sarkosy et de la chance qu’il avait eu de pouvoir faire la connaissance de son épouse.
Source : RFI
