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Les forces de l’ordre dispersent la marche des syndicalistes

mercredi 21 novembre 2007

La marche que comptaient organiser ce mercredi après-midi les 18 centrales syndicales a finalement été dispersée par les forces de l’ordre. La marche était pourtant autorisée dans un premier temps par le préfet de Dakar depuis hier mardi. Mais, c’est à quelques minutes de son démarrage cet après-midi que le préfet s’est ravisé pour sortir un arrêté interdisant la marche.

Très remontés contre les autorités, les syndicalistes ont refusé d’abdiquer. Certains syndicalistes n’ont pas manqué de dénoncer cette attitude des autorités indiquant que ce sont elles-même qui violent les actes administratifs. Le préfet de Dakar a justifié avoir pris sur lui d’interdire la marche, après avoir noté les échauffourées qui se déroulent depuis cette matinée entre jeunes commerçants qui devaient être déguerpis et forces de l’ordre. Face donc au risque de troubles, le préfet a interdit la marche. Les syndicalistes qui très tôt avaient d’assaut les lieux n’ont pas voulu l’entendre de cette oreille. Pour eux, ils n’était pas question de renoncer à leur marcje d’autant plus qu’ils avaient déjà mis en place d’importants moyens pour mobiliser leurs camarades. Les centrales syndicales ont même fait comprendre au préfet que tous leurs militants afin qu’ils soient mieux canalisés, allaient porter des badges permettant leurs identification. Ce qui aurait l’avantage de débusquer tout jeune commerçant qui tenterait de se faufiler dans leurs rangs à d’autres fins. Même si quelques affrontements ont été notés, les forces de l’ordre n’ont pas procédé cependant à des arrestations. Le secrétaire général de l’Unsas, Mademba Sock qui s’est opposé aux forces de l’ordre, dénonce cet acte des autorités qu’il qualifie « d’inadmissible ». Il en a profité pour dénoncer les dérives anti-démocratiques du gouvernement. Quelques divergences ont été notées cependant dans les rangs des syndicalistes. Certains voulaient qu’ils se replient au siège de l’Unsas pour faire des déclarations, d’autres propsaient le siège de la Cnts, tandis que certains déclaraient que les déclarations pouvaient se faire sur les lieux même. Youssou Touré, le secrétaire général de l’Ois n’a pas manqué de tirer à boulets rouges sur des syndicalistes qu’il qualifie de « jaunes » et d’être à la solde du régime pour saboter leur manifestation.

Source : Nettali

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