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Ligue des Champions : Lyon signe l’exploit face au Real Madrid

jeudi 11 mars 2010

Lyon, éliminé l’an passé par Barcelone et il y a deux ans par Manchester United, a enfin prouvé que les éliminations contre les monstres sacrés n’étaient pas une fatalité. Les Gones ont été grands, ce mercredi soir, après avoir semblé tout petits durant le premier tiers de la partie.


Revenus de nulle part, les hommes de Claude Puel se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions. C’est fort. Très fort. Surtout si l’on songe que le Real, absent des quarts de finale depuis 2004, voulait s’offrir le privilège de disputer la finale de la Ligue des champions, chez lui, le 22 mai prochain, à Santiago-Bernabeu. Il n’en sera finalement que le triste spectateur. L’OL, lui, peut encore rêver d’en être acteur…

Un départ à sens unique

Les Merengue avaient promis l’enfer aux Lyonnais. Pas des paroles lancées en l’air. Sans attendre les tapas, Kaka força Lloris à un sauvetage dès la 15e … seconde. Asphyxié par le tempo imposé, l’OL craqua trop vite sur un déboulé de Ronaldo, lancé plein pot par Guti, pour ajuster le portier de l’équipe de France d’un tir entre les jambes (6’).

L’attaquant portugais jaillissait comme un fauve, domptant une défense parant au plus pressé. Higuain s’en inspirait pour semer la charnière adverse. Il fixa Lloris, mais son tir heurta un poteau (26’), avant que sa tête ne frôle une lucarne (40’). Lyon rééquilibrait certes les débats, se procura même une occasion d’égaliser que Makoun, au point de penalty, vendangea (35’), mais le Real gardait la main.

Le répondant de l’OL

Claude Puel avait-il trouvé les mots adéquats ou le Real cherchait-il son second souffle ? Un mélange des deux sans doute. Toujours est-il que la reprise s’opérait en mode contraste. Lyon se mettait à titiller son hôte, grâce au sang neuf de ses deux entrants : Gonalons, qui enleva trop sa tête (49’), Kallström, qui décala Govou pour une frappe ratée (52’). Et Lisandro ne prêchait plus dans le désert, au point d’agacer Casillas d’un tir puissant (56’).

Le Real avait perdu de sa superbe. Cette fois, il y avait match. Un vrai de vrai, intense, haletant, poignant. Lyon gardait les griffes acérées et maintenant bien dépliées pour menacer. Prêtes à lacérer le dos du taureau espagnol. Et soudain, Bernabeu se figea d’effroi : au terme d’un enchaînement digne des Galactiques, entre Kallström, Delgado et Lisandro, Pjanic cloua Casillas sur place (75’). Lyon forçait les portes de son destin. Et s’ouvrait celles des quarts de finale.

REAL MADRID - LYON : 1-1 (1-0)

Arbitre : M. Rizzoli (Ita). Spectateurs : 70 000.

BUTS. Real : Ronaldo (6’). Lyon : Pjanic (75’).

AVERTISSEMENTS. Real : Granero (38’), Van Der Vaart (88’). Lyon : Cris (26’), Delgado (67’).

REAL : Casillas (cap) - Sergio Ramos, Albiol, Garay, Arbeloa (M. Diarra, 83’) - L. Diarra, Guti - Granero (Van der Vaart, 62’), Kaka (Raul, 77’), C. Ronaldo - Higuain. Ent : M. Pellegrini.

LYON : Lloris - Boumsong (Kallström, 46’), Cris (cap), Réveillère, Cissokho - Toulalan, Makoun (Gonalons, 46’), Pjanic (Ederson, 84’) - Govou, Lisandro, Delgado. Ent : C. Puel.

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