« Je ne peux pas déférer à ma convocation », ce serait en substance la seule réponse par lettre servie par Macky Sall à Abdoulaye Faye, président de la commission de discipline du Pds.
Pour les partisans du président de l’Assemblée nationale, M. Sall a eu raison de ne pas répondre à cette convocation qui n’est qu’une « mascarade, un scénario de mauvais goût ». Et selon, Abdourahmane Ndiaye, conseil politique de Macky Sall, le jugement a déjà été fait puisque la convocation indique qu’« il doit répondre des accusations » à la place de « il doit répondre à des accusations » ce qui laissait exister le principe de présomption d’innocence au « mis en cause ».
Partant de ce qu’il qualifie de « vice de forme », Sitor Ndour soutient que la convocation est nulle et non avenue surtout qu’elle n’aurait fait nulle mention des agissements allégués. Ces agissements, fait remarquer, M. Ndiaye ont été qualifiés « d’initiatives personnelles fractionnistes et de comportement de nature à compromettre l’image du parti et du pays entier ».
« Qui les a qualifiés ? » s’interrogent les proches de Macky Sall qui considèrent que les membres de la commission ne sont mu que par le dessein de « liquider politiquement » l’ancien numéro 2 du Pds devenu gênant pour certaines personnes de la direction du Pds. « Depuis un an, il fait l’objet d’agressions caractérisées et d’acharnements sans raison valables », déplorent les souteneurs de l’ex-Premier ministre.
Le pire, note Sitor Ndour, c’est qu’on veuille violer la Constitution, allusion faite à la proposition de loi du député libéral Sada Ndiaye, visant à réduire le mandat du président de l’Assemblée nationale de 5 à 1 an.
Toutefois, les proches du président de l’Assemblée nationale se disent être à l’écoute de la commission de discipline du Pds.
