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Mairie des Parcelles Assainies : Moussa Sy prépare une plainte contre Mbaye Ndiaye

jeudi 4 décembre 2008

L’actuel maire des Parcelles Assainies Moussa Sy, a ouvert les hostilités contre son prédécesseur Mbaye Ndiaye. Hier, en remettant 20 millions de francs Cfa aux Imans et nécessiteux de la sa municipalité, le nouveau maire a annoncé son projet d’intenter une action en justice contre le maire sortant pour fautes de gestion.


Le député Moussa Sy, et actuel maire de la commune d’arrondissement des Parcelles Assainies, qui accuse son prédécesseur Mbaye Ndiaye de mauvaise gestion, a menacé de le traîner en justice. Hier, en marge de la cérémonie de remise de dons aux nécessiteux de ladite commune, il a indiqué que la nouvelle équipe qu’il dirige compte intenter une action en justice pour faire la lumière soit faite sur toutes les malversations financières, les emplois fictifs, et autres mauvaises gestions pratiquées par l’ancien maire.

Et pour le nouveau maire, il y a de quoi fouetter un chat par rapport à la gestion de son prédécesseur. D’ailleurs, selon lui, la mairie s’est constituée partie civile dans une affaire qui oppose un promoteur immobilier à des commerçants. Ce dernier, révèle Moussa Sy, avait promis de construire des cantines à des commerçants avec l’aval du maire sortant (Mbaye Ndiaye, ndlr), mais sans celui du conseil municipal. D’autre part, il a révélé que la gestion des marchés de Mbaye Ndiaye avait été marquée par une évasion fiscale énorme.

‘Il est incompréhensible que des communes comme Castors, Patte d’Oie, Grand Yoff qui ont un seul marché chacune engrangent plus de recettes fiscales que les Parcelles Assainies qui disposent de pas moins de quatre marchés et de nombreux commerces n’arrivent pas à atteindre 100 millions de francs’, a-t-il souligné. A l’en croire, cette année, en 11 mois, les recettes ont été inférieures à 70 millions de francs. Toutes choses qui lui font dire qu’il y a donc une ‘évasion fiscale énorme’. Pour le nouveau maire des Parcelles Assainies ‘on collecte l’impôt, mais l’argent n’arrive pas dans les caisses de la municipalité’.

Ainsi Moussa Sy estime que le budget de cette année qui était de 500 millions devrait atteindre le milliard pour une commune avec une population estimée à 350 000 âmes. En outre, il rappelle que son équipe a trouvé dans les comptes de la commune la somme de 35 millions de francs. Et sur les 241 millions dépensés en fonctionnement, 125 millions proviennent de la ville de Dakar. Moussa Sy a aussi accusé son prédécesseur de surfacturation. Ainsi, d’après lui, la nouvelle équipe a trouvé des dépenses non mandatées et surtout des surfacturations. ‘À titre d’exemple, nous avons trouvé un lot de 1 000 cahiers de 96 pages à 8,5 millions de francs. Soit un cahier à 8 000 francs’, dit-il.

Avant de s’interroger : ‘Où a-t-on vu un cahier coûter 8000 francs, même si toutes les denrées ont connu une hausse’ ? Le nouvel édile des Parcelles Assainies entend pareillement poursuivre Mbaye Ndiaye pour des emplois fictifs. D’après lui, 212 personnes émargeaient chaque mois sans être des employés de la mairie. Moussa Sy accuse aussi son prédécesseur d’avoir loué ou vendu des terrains situés sur la voie publique. Alors que selon lui, la loi stipule que la mairie n’a pas la compétence de louer ou de vendre. Ensuite toute location de terrain sur la voie publique doit se faire à titre précaire et révocable, donc nul n’a le droit de construire en dur. Et l’ancien maire aurait outrepassé ses droits en violation la loi sur ce domaine.

En plus, la loi sur la décentralisation selon Moussa Sy, fait obligation aux mairies à venir en aide aux chefs religieux, d’entretenir les lieux de culte comme les mosquées et les églises. Et de l’avis de Moussa Sy, tout maire qui ne le fait pas est en violation avec la loi. Pourtant, révèle-t-il, son prédécesseur n’a jamais accordé de subvention à ces derniers. Enfin, le député compte mener une enquête sur le vrai propriétaire de la radio municipale. Car, d’après lui, Mbaye Ndiaye leur a toujours dit que la radio, dont le loyer était assuré par la mairie n’appartiendrait pas en réalité à la mairie, puisqu’un ‘certain Karim Cissé qui se dit être le propriétaire de la radio leur a sorti une convention le liant à la mairie et dans cette convention, il n’est écrit nulle part que cette station radio appartient à la mairie’.

Selon toujours le nouveau maire, toutes ces malversations ont été à l’origine de l’éviction de Mbaye Ndiaye à la tête de la mairie.

Mettant à profit ce premier contact avec ses administrés, Moussa Sy a annoncé qu’il allait lancer le programme ‘spécial 31 décembre’. Il s’agira, selon lui, de rendre opérationnel l’éclairage public, des lampes de couleur bleue installées depuis 3 ans et qui ne sont pas encore fonctionnelles.

Source : Walf

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  • Moussa Sy ou le destin atypique d’un militant 26 mars 2009 08:12, par capa

    Parmi les noms qui vont marquer les élections municipales, régionales et rurales qui viennent de se dérouler au Sénégal, il y a celui de Moussa SY, député-maire de la commune d’arrondissement des Parcelles Assainies et candidat à sa propre succession.
    Pur produit des milieux associatifs et sportifs dans lesquels il s’est fait remarquer par son leadership, son esprit combatif et sa clairvoyance, il entre en politique comme simple militant chargé, à ses débuts de convoyer le courrier adressé aux différents responsables politiques du parti démocratique sénégalais de sa localité. C’est une tache qu’il prenait à cœur et avec tellement de conviction qu’il n’hésitait pas à arpenter les rues sablonneuses des Parcelles Assainies pour remplir sa mission. De fil en aiguille, il a gravi les échelons pour devenir d’abord Conseiller municipal à l’occasion des élections municipales de 1996 puis Député avec l’avènement de l’alternance et du Président Abdoulaye Wade à la tête du Sénégal. Depuis, en plus d’être Conseiller municipal, il préside la commission Education, Jeunesse, Sports et Loisirs à l’assemblée nationale. En sa qualité d’adjoint au maire de Dakar, il est aussi chargé du personnel, de la Jeunesse, de l’Education, des Sports et de la Culture.
    Il s’est singularisé en associant son nom à un amendement portant sur un projet de loi qui a fait grand bruit à l’époque. En effet, le 21 novembre 2001, Moussa SY, jeune député de la majorité parlementaire, décide de bouleverser le cours de l’histoire des collectivités décentralisées en proposant un amendement du projet de loi prorogeant le mandat des élus locaux qui devait expirer dans les trois prochains jours. Cet amendement qui a été soutenu et voté permettait désormais aux délégations spéciales de gérer les conseils régionaux, municipaux et ruraux, en lieu et place des élus locaux jusqu’aux élections locales du 12 mai 2002. Sur un autre registre, Moussa SY, habitant des Parcelles Assainies à l’unité 11 depuis 1982, s’est également beaucoup investi dans le social mais aussi dans la lutte pour la sauvegarde du cadre de vie dans sa commune. Les opérations set sétal et autres actions à caractère collectif qu’il a initiées sont nombreuses. Son opposition à son prédécesseur est de notoriété et a souvent fait les choux gras des quotidiens de la place. En effet, fort de sa fonction de Conseiller municipal, il s’est toujours mis en rempart des déviations de celui-ci sur la gestion des biens de la collectivité locale des Parcelles Assainies.
    Ce n’est donc pas par hasard que le choix de Monsieur le Président de la République s’est porté sur lui pour conduire les destinées des Parcelles à la faveur de l’éviction par décret de son prédécesseur. Il lui revenait alors la lourde tache de remplacer le maire sortant qui n’avait plus la confiance du chef de l’Etat du fait de sa gestion désastreuse de la commune, très souvent décriée par les populations. Bien que le choix du Président se portât sur lui, Moussa a souhaité que les choses se passent suivant les règles définies par la loi. En effet, le maire est élu parmi les Conseillers municipaux à l’issue d’un vote démocratique.
    Dès son installation, il a entrepris de redresser la barre pour ramener la commune dans la bonne direction. Il a défini de nouvelles règles de gestion transparentes et surtout entrepris de reprendre langue avec les habitants de la commune qui avait perdu toute confiance en leurs élus. Sa tache s’avérait d’autant plus difficile que son installation s’est faite à quelques trois mois des élections locales fixées au 22 mars 2009. Seulement, il importe de savoir que Moussa n’a pas attendu d’être maire pour commencer à œuvrer pour sa commune. Les témoignages sont nombreux pour l’attester. Toutefois, ses premières actions à la tête de la mairie ont été de rétablir la confiance avec les fournisseurs en réglant les factures en souffrance, de fournir des subventions aux ASC, des fournitures scolaires aux écoles et daaras, d’apporter l’appui de la collectivité aux institutions et personnalités religieuses, de procéder au désensablement de certaines artères, de réhabiliter les abords des marchés, de procéder à l’enlèvement des ordures qui s’amoncelaient dans les points de collecte et qui mettaient en péril la santé des commerçants et des habitants, etc.
    Tête de liste majoritaire de la coalition Sopi pour les élections locales du 22 Mars dernier, il s’est investi, corps et âme, pour défendre un programme ambitieux et réaliste pour le développement de la commune. Durant toute la campagne, avec ses proches et l’ensemble des candidats investis sur les listes de la coalition Sopi, il n’a ménagé aucun effort pour, jusqu’à des heures tardives, faire des visites de proximité aux identités remarquables de la cité, aux personnes âgés, aux femmes, aux jeunes, aux opérateurs économiques, aux sportifs, bref, à tous les acteurs de la vie communale afin de les convaincre de la pertinence de son programme et solliciter leur soutien et leurs prières.
    Bien que sa tache fût difficile dans un environnement marqué par la récession économique et par ricochet les difficultés auxquels les populations sont quotidiennement confrontées, il a eu l’intelligence de parler honnêtement à ses interlocuteurs. Il a surtout pris des engagements personnels pour achever de les convaincre qu’il était le meilleur candidat sur qui ils pouvaient placer leur confiance.
    Huit listes étaient engagées dans la lutte pour la conquête de la mairie. La bataille s’avérait d’autant plus serrée que des ex camarades de parti étaient présents dans l’arène sur des listes concurrentes. Malgré tout cela, Moussa SY est resté calme, confiant. Il exhortait ses militants à redoubler d’efforts et à privilégier le travail sur le terrain, le porte à porte. Tel un soldat, il arrivait le premier à son directoire de campagne pour en repartir le dernier après avoir laissé des instructions. Il était animé d’un tel courage et d’une telle foi qu’il lui était facile de manœuvrer ses troupes, de les canaliser afin de les conduire sur le chemin de la victoire.
    Le verdict des urnes est tombé, sans appel. La liste conduite par Moussa SY a gagné de hautes luttes. Il vient de gagner là où beaucoup prédisaient sa défaite dans la conquête de la plus grande commune du Sénégal avec près de 300.000 habitants. Ce n’est pas rien. Cette victoire relève des travaux d’hercule si l’on tient compte que la coalition Sopi a disposé de peu de moyens et qu’il lui a fallu mettre la main à la poche afin de mettre toutes les chances de son côté. Avec cette victoire, Moussa SY permet à la coalition de garder la tête hors de l’eau et de ne pas sombrer dans le naufrage comme certains grands ténors dans leur localité. Le député-maire a gravi ainsi un échelon qui le place au rang des grands responsables du Pds à Dakar et qui lui octroie, de facto, une envergure nationale. Nous osons espérer que le premier responsable du Parti Démocratique Sénégalais, en l’occurrence Maître Abdoulaye Wade, saura tirer les leçons de ces dernières élections à la lumière des résultats des uns et des autres. Malgré la déception de certains échecs cuisants, ces élections auront eu comme avantage de débusquer ceux-là qui ne mouillaient pas le maillot et qui passaient leur temps à vivre loin de leurs bases respectives et aussi à se complaire de gloires passées. Le militantisme politique est un sacerdoce. Il est fondé sur un travail continuel de formation, d’information et de renforcement des liens avec ceux-là qui vous ont investi de leur confiance et qui attendent en retour que l’on réponde à leurs attentes.
    Moussa SY l’a si bien compris qu’en militant discipliné, il continue, vaille que vaille, à rester disponible pour les militants PDS de sa localité et pour ses nombreux sympathisants, toujours à la disposition de son parti et de son chef, le Président, Maître Abdoulaye Wade. Cette constance, cette détermination, cette fidélité à toute épreuve ne méritent-elles pas une récompense ? Le Président Abdou Diouf ne disait-il pas que « kou def lou rey am lou rey » ? La question mérite d’être posée. En attendant, Moussa assume son destin et a le regard fixé sur l’autre rive où l’attendent d’autres combats.

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