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Malick Noël Seck condamné en appel à un an de prison dont 4 mois fermes

lundi 2 janvier 2012

0La cour d’appel de Dakar a rendu ce lundi 2 janvier 2011 son arrêt concernant Malick Noël Seck. Le jeune dirigeant socialiste, qui avait été condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour une lettre déposée au Conseil constitutionnel, se voit finalement infliger une peine d’un an de prison dont 4 mois fermes. La cour d’appel a infirmé la condamnation pour menaces de mort, mais confirmé l’outrage à magistrat.


01La tonalité apaisée des débats lors des audiences en appel avait fait espérer aux proches de Malick Noël Seck une libération dès ce 2 janvier 2011. Il faudra finalement qu’ils continuent à attendre. Le jeune dirigeant socialiste reste en prison. Mais la cour d’appel a tout de même fortement adouci la peine infligée en première instance : elle a confirmé le jugement pour outrage à magistrat, infirmé la décision sur les menaces de mort. Elle condamne donc Malick Noël Seck à un an d’emprisonnement dont 4 mois fermes. Selon ses avocats, cela signifie que le jeune socialiste pourrait être libéré en février.

Aïssata Tall-Sall, la porte-parole du Parti Socialiste sénégalais, dit recevoir cette décision avec un sentiment mitigé : la cour d’appel a certes joué, selon elle, son rôle de « correction », mais cette avocate avait espéré la relaxe de Malick Noël Seck.

C’est une foule importante qui est venue ce lundi 2 janvier au matin attendre l’arrêt de la cour d’appel. Une salle d’audience comble dans laquelle on distinguait nettement plusieurs sympathisants du mouvement Convergence Socialiste, des jeunes filles, notamment, qui arboraient le tee-shirt rouge et noir « Libérez Malick Noël Seck ».

En première instance, le jeune responsable politique avait été condamné à deux ans de prison ferme pour menaces de mort et outrage à magistrat. Lors de l’audience d’appel, ses défenseurs s’étaient efforcés de démontrer qu’il était impossible de prouver l’intention de Malick Noël Seck et avaient demandé l’annulation pure et simple de la condamnation. L’avocat général, pour sa part, avait requis la confirmation de la peine, parlant de « faits graves » et d’une « intention indiscutable » au vu de la lettre transmise au Conseil constitutionnel.

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