Après avoir solennellement reçu son titre, le président sénégalais a dépeint les enjeux qui attendent l’Afrique au XXI e siècle. Il a, par ailleurs, largement insisté sur
la nécessité de créer un partenariat pérenne entre l’Afrique et l’Europe. Selon lui, « les Africains ne sont pas à cours d’idée, ce qui manque c’est le dialogue ».
Un dialogue néanmoins rompu avec une poignée d’étudiants sénégalais présents sur place. Une cinquantaine d’opposants, réunis au sein du collectif « Nous disons non ! » se sont en effet mobilisés pour protester contre la venue du président Wade à Montpellier. « Nous ne comprenons pas comment une université française peut décerner une telle reconnaissance à un président qui fait régresser la démocratie dans son pays », déplore Daouda, étudiant à Montpellier I. Pour Mohammed Ly, le porte-parole du collectif, « c’est paradoxal de décerner un tel titre à un homme qui réprime les libertés individuelles et la liberté d’expression dans son pays ». Ils dénoncent avant tout la corruption et le clientélisme qui gangrènent la société sénégalaise et menacent la démocratie, quand le Sénégal a longtemps servi de modèle en Afrique.
Manifestant pacifiquement, le collectif a affronté les provocations des partisans du président sénégalais, hostiles au mouvement. Quelques échauffourées ont éclaté en marge de la cérémonie entre les partisans de chaque camp. Sans gravité.
