C’est dans la journée d’hier, mardi, que les dix individus arrêtés lundi dans l’enquête, diligentée suite aux actes de vandalisme commis contre les locaux des quotidiens L’As et 24 Heures Chrono, le dimanche 17 août dernier, ont été auditionnés par la Sûreté urbaine. Et en compagnie de leurs deux présumés complices qui les avaient précédés dans les mailles du filet de la Sûreté urbaine, ils seront déférés au parquet ce mercredi. Sauf rebondissement de dernière minute, le procureur de la République les présentera à son tour au juge d’instruction chargé de les inculper et de les placer sous mandat de dépôt.
En fait, elles sont douze personnes sur qui pèsent de fortes présomptions quant à leur participation à la mise à sac des sièges de nos confrères. Et quatre d’entre elles étaient jusqu’à leur interpellation, avant-hier, lundi, employées comme vigiles au groupe de presse Futurs Médias (voir encadré). D’après les informations disponibles, les premiers individus interpellés dans cette affaire auront été trahis par leurs empreintes digitales laissées sur les lieux saccagés, ainsi que l’a avancé le quotidien Le Populaire dans sa livraison d’hier. Cuisinés par les enquêteurs, ils ont fini par donner les noms de leurs présumés complices.
En faisant parvenir au juge d’instruction ce mercredi le dossier des personnes interpellées dans l’affaire de mise à sac des quotidiens L’As et 24 Heures Chrono, le procureur de la République entend poser un pas significatif dans sa volonté de tirer au clair toutes les agressions dont sont victimes les journalistes, ainsi qu’il l’a soutenu, lundi dernier, face à la presse. Les données, qui seront recueillies à l’issue de cette audition, pourraient également édifier le juge sur les commanditaires de ces actes de vandalisme, commis contre la presse privée.
Source : walf
