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Mort suspecte d’un detenu dans le violon de la police du point E : La famille exige une autopsie

vendredi 1er février 2008

Le détenu qui a rendu l’âme dimanche dernier, a été inhumé hier au cimetière musulman de Yoff. Pour l’instant, la famille qui attend les résultats de l’autopsie pour avoir le cœur net sur les raisons de sa mort, tire sur la police. Qui, selon son oncle Térence Goudiaby, n’a pas du tout collaboré avec eux.


Le détenu Olivier Maxime Coly qui a rendu l’âme le 27 janvier passé dans le violon du commissariat du Point E, a été finalement enterré hier au cimetière musulman de Yoff. Selon Térence Goudiaby, oncle du disparu, la famille n’a été avertie qu’au lendemain du décès vers les coups de 18 heures par un policier du commissariat du Point E.

« J’ai été informé du décès le lendemain (Ndrl : lundi 28) par le biais d’un policier. Il était presque 19h. Et quand je me suis déplacé sur place, ils (les policiers) n’ont voulu me fournir aucune explication. Notamment sur les raisons de son arrestation et sur les circonstances de sa mort. Ils (les policiers) m’ont tout juste dit que le corps a été acheminé à la morgue de l’hôpital Fann », explique Térence Goudiaby, oncle du défunt.

Pire, ajoute-t-il, « la police n’a fait aucun acte pour nous faciliter l’évacuation du corps de l’hôpital Fann à Le Dantec. Ce, pour les besoins de l’autopsie. C’est moi qui ai payé l’ambulance pour le transfert du corps et la facture pour l’autopsie ».

Et de poursuivre : « Nous attendons les résultats de l’autopsie et prions pour le repos de son âme. Il s’était converti à l’Islam depuis des années. C’est pourquoi nous l’avons enterré dans le cimetière musulman, comme il l’avait souhaité de son vivant. Je tiens à préciser également qu’il manque un blouson en treillis dans ses bagages. Car, un de ses amis (co-détenu) m’a fait comprendre qu’Olivier avait dans son sac un pantalon « jeans », un Tee-shirt et un blouson en treillis. Ce que le commissaire avait nié.

Pour lui (Ndlr : le commissaire), Olivier n’avait même pas de sac. C’est par la suite qu’il m’a appelé au téléphone pour me dire que le sac a été retrouvé. Et à ma grande surprise, le blouson a disparu ».

Le commissaire Ibrahima Diop que nous avons joint au téléphone avoue que « le sac n’a pas été trouvé dans un premier temps. Du fait que l’équipe qui l’avait écroué n’était pas de garde au moment de la fouille. C’est par la suite qu’il a été découvert. Pour ce qui est de l’enquête confiée à la Sûreté urbaine, je ne peux pas me prononcer ». Toutefois, dans le certificat de genre de mort, on peut lire ceci : « Absence de lésion traumatique, oedèmes aigus des poumons sur gros cœur ».

Comme nous l’avions écrit dans nos précédentes éditions, c’est vers 23 heures 45 minutes qu’une ambulance des sapeurs-pompiers, immatriculée 2964, s’était immobilisée dans la cour du commissariat du Point E pour transférer le corps d’Olivier.

Source : LObservateur

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