Un nouveau feuilleton judiciaire s’ouvre entre la Comanav, qui exploite le bateau « Aline Sitoë Diatta » et l’ex-Somat, qui gérait « le Willis ». A l’origine, la plainte déposée à la Dic par Serigne Mboup, patron de Ccbm et Administrateur directeur général de la Somat (après son rachat) contre les responsables de la défunte société.
Dans ladite plainte, M. Mboup parle de « malversations commises par les ex-dirigeants de la Somat, à savoir : Monsieur Nourédine El Melouki, ex-directeur général, Monsieur Doudou Ka, ex-directeur financier et du système d’information et Monsieur El Ilham, ex-directeur technique et armement ». Il leur reproche de s’être respectivement fait payer 62 035 961F ; 22 934 089F ; 21 653 580F lors de la situation transitoire de rachat de la Somat. Toutefois, dans sa plainte, Serigne Mboup précise que l’ex-Dg, « sentant que ses malversations étaient trop exagérées, a eu peur et a restitué la somme de 37 209 037F ».
Qui plus est, il accuse ces dirigeants d’avoir racheté les véhicules neufs de la Somat, avant d’effectuer un départ négocié… Par ailleurs, le ministère de l’Economie maritime, par le biais d’un document dont nous avons pu avoir copie, affirme : « Le montant de 118 286 159 réclamé et payé par l’Etat du Sénégal à la Somat, est basé sur de fausses factures, gonflées exagérément et établies par des sociétés douteuses reprenant souvent les mêmes équipements facturés, deux ou trois ».
Le ministère de l’Economie maritime dit s’être fondé sur l’analyse des factures et divers documents fournis par son cabinet d’assistance technique, Bexcom International. Il ajoute qu’à l’exception de la société allemande, Vulkan & Voss GmbH AVK-Generatoren & Dieeselmotorenservice, toutes les autres sont suspectes.
Nous avons tenté de recueillir la version de l’ancienne direction de la Somat. Mais son ex-chargé de la communication, M. Jacques Iyok, a préféré ne pas nous parler. « Je n’ai rien à vous dire là-dessus et je n’ai aucun commentaire à faire », a-t-il lâché au bout du fil.
Source : LObservateur
