Les limiers de la Brigade des affaires générales (Bag), un démembrement de la Division des investigations criminelles (Dic), ont procédé, hier, à des auditions tous azimuts de journalistes. Des auditions éclipsées sans doute par celle de Farba Senghor par le procureur de la République près le tribunal hors classe de Dakar, Ousmane Diagne.
Ainsi le directeur de publication de 24 heures chrono, El Malick Seck, placé en garde à vue depuis jeudi dernier suite à la publication d’un article accusant le chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade et de son fils Karim de blanchiment d’argent d’un montant de 20 milliards provenant du braquage du siège de la Bceao à Korogho, en Côte d’Ivoire, en 2004 a été, à nouveau, entendu. Puis, dans la même journée, les enquêteurs se sont rendus avec lui au siège de son journal pour une perquisition.
Le rédacteur en chef de ce même quotidien qui ne paraît plus depuis l’arrestation de son patron, a été entendu hier. Mais avant de faire face aux enquêteurs, il s’est offusqué du manque de solidarité du Comité pour la protection et la défense des journalistes à l’endroit de son patron, El Malick Seck, en garde-à-vue depuis 96 heures. Aux dernières nouvelles, Salif Biagui a été ensuite placé en garde à vue. Ils sont tous les deux sous la menace de l’article 80 du Code pénal. Et à ce titre, ils devraient être inculpés et placés en détention à la fin de leur garde à vue.
Si l’audition de Salif Biagui et d’El Malick Seck relève de la routine dans ce genre de procédure, la convocation, hier, par les policiers de la Brigade des affaires générales de la Dic du directeur de publication du Quotidien a pris de court les reporters présents dans les locaux de la Dic. De fait, Mamadou Biaye a été entendu hier de 10 h à 17 h par les policiers de la Bag à propos d’une contribution jugée ‘injurieuse’ et ‘insultante’ et qui a été publiée jeudi dernier dans les colonnes de son journal.
D’ailleurs, hier lundi, la direction du Quotidien a reconnu, dans une ‘Note d’excuses’, que cette contribution ‘contient des passages violents, outrageants et/ou injurieux à l’endroit de l’institution et de l’homme qu’est le président de la République’. Et la note de conclure : ‘Le Quotidien présente ses sincères et profondes excuses au président Wade et à sa famille.’
Ces excuses n’ont pas empêché la police de convoquer Mamadou Biaye, le directeur de publication du Quotidien pour en savoir plus sur l’auteur de cette contribution. Finalement, Mamadou Biaye que nous avons joint hier, a été relâché en début de soirée.
Source : Walf
