Le jeune libéral, Mamadou lamine Massaly, a été déféré puis placé sous mandat de dépôt dans la matinée de lundi. Il sera traduit devant le tribunal des flagrants délits mercredi prochain pour « destruction de bien appartenant à autrui ». Depuis quelques jours, la presse faisait état de son « refus » de déférer à sa seconde convocation, après avoir été entendu le même jour en même temps que le journaliste de Walfadjiri, Léopold Tamba. Les mêmes sources confirment que les relevés téléphoniques des appels du patron des jeunesses « wadistes » informant le journaliste – et le commissaire Tendeng- avant la manifestation du 17 janvier, l’ont enfoncé.
C’est donc un gain de cause des socialistes qui avait perdu l’espoir et estimé que l’enquête traînait. Ils avaient par la suite porté plainte devant le doyen des juges pour accélérer le dossier.
Le parti socialiste considère que le jeune libéral devrait être traduit devant la cour d’Assises pour « tentative d’attentat ». Le débat sur la qualification des faits rappelle celui dans l’affaire du saccage des journaux L’AS et 24 Heures Chrono par des nervis de l’ancien ministre des Transports, Farba Senghor. Alors que la partie civile demandait que les coupables soient renvoyés devant la cour d’Assise, le parquet avait choisi le flagrant délit. On sait que si Farba Senghor, présumé commanditaire de la casse des deux journaux n’est pas jugé jusqu’ici c’est parce que son privilège de juridiction veut qu’il le soit par la Haute cour de justice. Même si son dossier moisit toujours dans les tiroirs de l’Assemblée nationale dans l’attente vaine de sa mise en accusation. Le cas Massaly, en revanche, est beaucoup plus simple. Seulement, nombreux sont ceux qui croient que, même condamné, il ne purgera pas toute sa peine. Et, c’est parce que la grâce accordée aux nervis de Farba Senghor, troquée par celle du journaliste El Malik Seck est encore dans les esprits.
L’arrestation des proches du socialiste Barthélémy Dias fait penser à un tel scénario. Puisqu’un véhicule a été retrouvé calciné à la Permanence du PDS (au pouvoir). Le camp socialiste est indexé par les libéraux qui crient à la vengeance telle que promis par les socialistes eux-mêmes, après le sabotage du meeting du 17 janvier. Sauf que certains croient plus à la thèse de la « simulation » pour faire porter le chapeau au bouillant jeune socialiste.
Lundi, le journal Le Quotidien a révélé que « les pompiers enfoncent le PDS ». Après le procès de Massaly, à qui le tour ?
Source : afriscoop
