ImageDans notre édition du week-end, nous annoncions que les choses devaient aller vite, suite à l’intervention des autorités étatiques, décidées à s’impliquer dans l’affaire Lamine Ndiaye. C’est chose faite, avec l’annonce, hier, de la fin du feuilleton autour du contrat du sélectionneur national.
Lamine Ndiaye a, finalement, signé, hier en fin d’après-midi, son contrat dans les locaux du ministère des Sports, en présence du directeur de Cabinet, Salla Dior Mbaye, qui a signé pour le compte du ministre des Sports, Bacar Dia, absent du pays, de Louis Lamotte, coordonnateur du Comité de normalisation, de Mme Yamina Thiam, directrice de la Haute compétition, et de Mamadou Diabakhaté, assurant l’intérim du chef du Service de l’administration générale et de l’équipement (Sage).
Cet acte administratif met ainsi fin à un long et inutile feuilleton, qui avait fini de capter l’attention du monde sportif pendant plus d’un mois. Le précédent contrat de Lamine Ndiaye (2 ans) étant arrivé à terme depuis le 30 juin dernier.
Entre propositions et contre-propositions, passant des mains de l’agent de Lamine Ndiaye à celles de la directrice de la Haute compétition, le feuilleton a beaucoup moussé. Faisant perdre du temps aux membres du staff technique national, et principalement, à Lamine Ndiaye et à l’un de ses adjoints, Mory Paye, qui envisageaient tous les deux de faire une tournée européenne pour reprendre contact avec les joueurs.
LES NATIONAUX, DES LAISSES-POUR-COMPTE
Evidemment, on est en droit de s’interroger sur la nature du contrat. Si les responsables du ministère des Sports n’ont pas été assez bavards sur les termes du document, en se contentant de dire qu’« il n’y a eu aucun rajout dans le contrat », on note cependant une certaine bizarrerie. En effet, c’est le contrat d’entraîneur-adjoint de Lamine qui a été reconduit, pour quelqu’un qui a été promu comme coach titulaire. Mais au Sénégal, il est dit que les techniciens nationaux seront toujours des laissés-pour-compte. Là où les « sorciers blancs » sont payés à coup de dizaines de millions (n’est-ce pas Kasperczak).
Le sélectionneur national peut donc poursuivre son boulot. Ce qu’il n’a d’ailleurs jamais cessé de faire. Evitant dans la même foulée, le piège de la démission, qui aurait fait l’affaire de la tutelle, apparemment pas du tout enchantée à l’idée d’accompagner le nouveau patron de la Tanière. Mais enfin, comme dit l’adage : « Le pouvoir d’un entraîneur, ce sont ses résultats. » C’est à Lamine Ndiaye de bien retenir cette leçon, en confirmant la première place du Groupe 6 que les Lions occupent seuls, avant le déplacement périlleux de Blida, le 05 septembre prochain. Pour le moment, le sélectionneur national est en train de mettre la dernière main sur sa liste pour Tripoli, dont le dernier délai d’envoi est pour aujourd’hui.
Notons que pour les contrats des autres membres du staff technique national (Aliou Kandji, Mory Paye et Jules Bocandé) devraient être signés demain matin, a souligné le chargé de communication du ministère des Sports.
