Les dés sont maintenant jetés, à moins que les élections locales du 22 mars prochain ne soient reportées de nouveau. Ainsi, ceux qui vont briguer les suffrages des populations de Tambacounda sont connus. Et conformément à la loi électorale, les listes des Partis et coalitions de partis sont publiées et affichées, depuis quelques temps, dans les différentes préfectures et gouvernances du pays. A Tambacounda, les populations ont pris connaissance des personnes investies sur les listes des partis et coalitions de partis. Certaines listes concoctées commencent à soulever des vagues. Elles sont entourées d’un grand voile de secret.
En effet, si des pontes ont été zappés au bénéfice de la société civile qui a fait une entrée remarquable dans certaines listes, par contre d’autres partis et coalitions de partis ont investi des candidats « voleurs », « escrocs » et « trafiquants de drogue ». Parmi ces partis qui ont investi ces candidats ayant eu maille à partir avec la Justice figurent, le Parti socialiste authentique (Ps/a), dirigé par un vieux renard politique qui a administré la ville des années durant.
Dans sa liste, on retrouve un multirécidiviste épinglé en flagrant délit de trafic de drogue. Jugé, il a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme. Sur cette même liste, figurent trois autres candidats à l’élection des conseillers municipaux de la commune de Tambacounda. Si le premier a écopé d’une peine assortie de sursis pour une sombre affaire d’avortement clandestin, les deux autres, attendent toujours d’être fixés sur leur sort, même s’ils ont remboursé les sommes détournées.
Ce qui leur a d’ailleurs permis de bénéficier d’une liberté provisoire, après quel-ques semaines de détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction. Le Parti de la réforme sous la bannière de l’ingénieur, Tidiane Sidibé, a investi trois candidats ayant eu des démêlés avec la Justice. Si le premier a écopé d’une lourde peine de 5 ans ferme pour trafic intense de drogue, les deux autres candidats du Parti de la réforme ont écopé d’une peine avec sursis pour Cbv pour l’une et le deuxième a écopé de deux ans de prison ferme avant de bénéficier de la clémence de la Cour d’appel de Kaolack, pour tentative de viol sur une élève.
Le Psd/Jant-bi n’est pas épargné. Un candidat investi sur cette liste vient d’humer l’air pour six mois avec sursis après quelques jours de détention à la Maison d’arrêt et de correction. La Coalition Dekkal Ngoor a également investi un ancien militaire connu pour ses nombreuses frasques qui lui ont valu des séjours fréquents à la citadelle du silence. Enfin, la Coalition Sopi 2009 a investi un candidat dont les limiers ont ficelé les dossiers qu’ils ont mis sur la table du procureur pour abus de confiance et détournement de deniers publics (…)
Source : Tambacounda.info
