Accueil du site > Politique > Répondant à ses détracteurs : Khalifa Sall révèle les origines de sa (...)

Répondant à ses détracteurs : Khalifa Sall révèle les origines de sa fortune

mercredi 27 mai 2009

Le maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, se prononce sur l’origine de sa fortune. Après une déclaration de patrimoine le vendredi 22 mai, de nombreuses voix se sont levées pour se poser des questions sur ses avoirs. Interrogé par la radio privée Rfm, le maire socialiste dit, avec des détails, comment il a obtenu ses biens.


J’ai acheté une maison en 84 aux Parcelles assainies, un terrain vendu par M. Ibrahima Ndiaye qui était membre de la coopérative de la Sotrac, unité 20 Parcelle n°308. Il m’avait vendu la maison à l’époque à 800 000 francs par l’intermédiaire d’un ami d’enfance. J’ai acquis un terrain à Niague par le biais d’un ami, Baye Ndéguène Fall Mbengue, et le verger appartenait à un ancien directeur d’école qui m’a vendu le terrain à 350 000 francs Cfa. Ensuite, j’ai acquis deux terrains à Yoff.

Un qui se trouve sur la bordure de l’autoroute que j’avais commencé à construire, mais qui est un domaine litigieux qui m’avait été vendu par la communauté les frères de Tongor Yoff. Ce terrain m’avait été vendu à 2 millions de francs. J’ai acheté aussi un terrain derrière l’océan qui m’avait été vendu par les mêmes membres de la collectivité des frères de Tongor. Ce terrain avait été aussi vendu à 1 million 500 mille. Ça, c’était en 1987 et en 1986. Je rappelle les dates pour que les gens comprennent pourquoi. Et en 1992, j’ai acheté un appartement à Amiens, Amiens Nord précisément. Cet appartement, je l’ai acheté à 25 millions de francs avec un financement de ma banque.

On constate que vous êtes en communauté de biens avec votre épouse, ce qui veut dire que tout n’est pas à Khalifa Sall. Cela ne pose-t-il pas problème pour un contrôle ?

Ah non pas du tout ? Nous sommes dans notre treizième année de mariage. Nous nous sommes mariés en 1996, en décembre exactement. Donc vous avez vu qu’avant que je n’ai exercé de fonction gouvernementale en 1993, j’ai pu m’organiser grâce à l’aide d’ailleurs d’un homme à qui je rends toujours hommage, Abdoul Aziz Ndao, qui m’a encadré, aidé et conseillé dans la manière d’organiser ma vie. Donc la communauté de biens ne pose pas de problème. Parce qu’elle concerne la période d’après mon mariage, c’est-à-dire de 1996 à maintenant.

Tout le reste des biens que j’avais acquis, je l’ai acquis avant d’être ministre, certains je les ai acquis en étant député, en organisant ma vie. J’ai travaillé très tôt comme responsable international collectif jeune (...), consultant à l’Unesco, responsable international. J’ai eu autant de mandats qui m’avaient amené à travailler sur l’international et qui me procuraient des ressources que je n’ai jamais dépensées parce que je me suis toujours astreint à une vie modeste et simple. Je vis sobrement et je ne me prend pas la tête ni par les fonctions, ni par les moyens financiers.

Vous déclarez votre patrimoine en dirigeant la mairie de Dakar, mais comptez-vous faire la même chose une fois que vous quitterez cette municipalité ?

Inch Allah (s’il plait au bon Dieu). J’ai donné mandat au jury d’honneur pour que ma vie soit transparente et que mes avoirs aient une traçabilité. Le même exercice auquel je me suis soumis à l’entame de mon mandat, Inch Allah, je le ferai au terme de celui-ci, il n’y a pas de doute. Vous savez, je ne le fais pas pour des raisons politiques ou politiciennes. C’est une conviction propre, personnelle, intime. Je vous dis que je suis consultant en gouvernance politique et démocratique. Dans les pays où je vais, je dis aux gens qu’il faut toujours faire les déclarations de patrimoine, il faut être transparent. Je ne peux pas le suggérer pour mon travail et ne pas me l’appliquer.

Il s’y ajoute que dans les pays dits démocratiques, au niveau de la gestion des collectivités locales - j’ai donné l’exemple de la France - dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants, les élus sont tenus, obligés de faire leur déclaration de patrimoine, sinon ils sont déchus de leur mandat et ils sont frappés d’inéligibilité. C’est donc un exercice normal. Je m’excuse si je dérange les gens en le posant, mais c’est vraiment personnel, c’est sans calcul, sans arrière pensée, vraiment il n’y a rien derrière. Je suis transparent. Si je voulais me poser pour autre chose, je l’aurais dit parce que je crois avoir le courage de mes idées.

Source : Pressafrik.com

Répondre à cet article