L’empreinte syrienne est bien visible dans le communiqué final de la déclaration de Damas. On la voit clairement dans les paragraphes relatifs au conflit israélo-arabe. On y note un retour au principe de la paix juste et globale, basé sur le postulat de la terre contre la paix, qui constitue le pilier de la conférence de Madrid en 1991.
Les pays arabes ont réaffirmé leur attachement au droit au retour des réfugiés palestiniens, à l’édification d’un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale, et au retour des troupes israéliennes du Golan, jusqu’aux lignes du 4 juin 1967.
Le texte ajoute que la mise en œuvre de l’initiative de paix arabe, adopté lors du sommet de Riyad l’année dernière est tributaire de l’application par Israël de ses obligations internationales.
Les Arabes expriment aussi leur solidarité avec la Syrie face aux pressions américaines.
La délégation irakienne a exprimé des réserves
En revanche, aucune percée n’a eu lieu au niveau des divisions interarabes. Le communiqué se contente d’un appui verbal au plan yéménite de réconciliation inter-palestinienne. Il exprime son soutien aux efforts du secrétaire général de la Ligue Arabe pour tenter de régler la crise libanaise.
Rien non plus concernant les divergences entre Damas d’un côté, Riyad et Le Caire de l’autre.
Après la fin de la lecture du texte, la délégation irakienne a exprimé ses réserves. Elle reproche au communiqué de ne pas avoir soutenu les efforts du gouvernement irakien pour la réconciliation politique et de ne pas avoir condamné le terrorisme.
Le prochain sommet arabe aura lieu à Doha. D’ici là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts.
source : rfi
