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Touba : Répudiée et chassée par son Modou Italien : La malheureuse dame erre sous la pluie, avec ses deux enfants

jeudi 28 août 2008

Un drame vivant. L’histoire de la dame Coumba Ndiaga Guèye est poignante, elle brise le cœur. Coumba a vécu un véritable calvaire depuis que son mari, émigré sénégalais vivant en Italie a convolé en secondes noces, « sur ndigueul de son marabout ». Sa coépouse et sa mère lui ont infligé, quotidiennement, un supplice, et ont brisé son mariage. Maintenant divorcée depuis près de huit mois, elle est abandonnée par son mari, malgré une décision du tribunal qui lui a accordé une pension de 100.000 francs. Le mari refuse de s’en acquitter, et pire, il l’expulse de sa maison en plein jour, et sous la pluie. En compagnie de ses deux enfants, elle squatte les rues, en attendant qu’une âme charitable vienne les délivrer.

Au début de leur idylle, tout était au mieux dans le meilleur des mondes. Coumba Ndiaga Guèye et Guèye Bakhoum se sont unis pour le meilleur et pour le pire. Mais ses promesses d’une belle union vont voler en éclats, monsieur ayant reconsidéré sa position. Entre temps, il avait changé de statut, modou-modou, il était devenu. Quelques années après, il revient au bercail, et c’est là que les problèmes commencent pour sa « douce moitié ».

D’abord Guèye Bakhoum convole en secondes noces avec la fille de son marabout, et sur ordre de ce dernier. C’est ainsi qu’il aurait expliqué son second mariage. En 2003, la famille quitte Tounghor pour déménager à Touba, précisément au quartier Khaira. Quelques mois suivirent, et la mère de la seconde épouse prit ses quartiers dans la maison de son beau-fils. La cohabitation est difficile, d’autant plus qu’à la moindre occasion, elles se défoulent sur Coumba et sa progéniture : elle est insultée, et ses enfants constamment battus. Guèye Bakhoum (le mari) toujours informé par téléphone, répond par le mépris.

Pire, un jour, il appelle pour demander à Coumba de quitter le domicile conjugal ; elle venait d’être répudiée. Refusant la sentence, elle se verra convoquer au Tribunal pour que celui-ci prononce le divorce. On est janvier 2008. C’est fait, mais la brave dame obtient de son ex-mari le versement d’une pension mensuelle de 100.000. Malgré le verdict et plusieurs autres appels gagnants la dame devra se débrouiller pour nourrir ses deux enfants. Coumba Guèye, qui logeait toujours au domicile conjugal, se verra couper l’électricité, sur instruction de son mari. Entre temps, il avait cherché un appartement pour sa seconde et sa belle-mére au quartier Golf Nord à Dakar, parce qu’elles prétextaient ne plus pouvoir vivre avec elle.

C’est ce mercredi que le supplice a atteint son comble. Le mari, toujours lui, a commis un huissier qui est venu déloger la malheureuse dame en compagnie de ses enfants. Jetée dehors sous la pluie et avec ses bagages, elle n’a du son salut qu’à l’intervention d’une bonne volonté qui lui a prêté un local pour se mettre à l’abri, temporairement. En attendant que justice soit faite, Coumba pleure de toutes ses larmes, en demandant aux associations féminines de lui venir en aide.

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