Au début de leur idylle, tout était au mieux dans le meilleur des mondes. Coumba Ndiaga Guèye et Guèye Bakhoum se sont unis pour le meilleur et pour le pire. Mais ses promesses d’une belle union vont voler en éclats, monsieur ayant reconsidéré sa position. Entre temps, il avait changé de statut, modou-modou, il était devenu. Quelques années après, il revient au bercail, et c’est là que les problèmes commencent pour sa « douce moitié ».
D’abord Guèye Bakhoum convole en secondes noces avec la fille de son marabout, et sur ordre de ce dernier. C’est ainsi qu’il aurait expliqué son second mariage. En 2003, la famille quitte Tounghor pour déménager à Touba, précisément au quartier Khaira. Quelques mois suivirent, et la mère de la seconde épouse prit ses quartiers dans la maison de son beau-fils. La cohabitation est difficile, d’autant plus qu’à la moindre occasion, elles se défoulent sur Coumba et sa progéniture : elle est insultée, et ses enfants constamment battus. Guèye Bakhoum (le mari) toujours informé par téléphone, répond par le mépris.
Pire, un jour, il appelle pour demander à Coumba de quitter le domicile conjugal ; elle venait d’être répudiée. Refusant la sentence, elle se verra convoquer au Tribunal pour que celui-ci prononce le divorce. On est janvier 2008. C’est fait, mais la brave dame obtient de son ex-mari le versement d’une pension mensuelle de 100.000. Malgré le verdict et plusieurs autres appels gagnants la dame devra se débrouiller pour nourrir ses deux enfants. Coumba Guèye, qui logeait toujours au domicile conjugal, se verra couper l’électricité, sur instruction de son mari. Entre temps, il avait cherché un appartement pour sa seconde et sa belle-mére au quartier Golf Nord à Dakar, parce qu’elles prétextaient ne plus pouvoir vivre avec elle.
C’est ce mercredi que le supplice a atteint son comble. Le mari, toujours lui, a commis un huissier qui est venu déloger la malheureuse dame en compagnie de ses enfants. Jetée dehors sous la pluie et avec ses bagages, elle n’a du son salut qu’à l’intervention d’une bonne volonté qui lui a prêté un local pour se mettre à l’abri, temporairement. En attendant que justice soit faite, Coumba pleure de toutes ses larmes, en demandant aux associations féminines de lui venir en aide.
